Vendanges en Lavaux

La vigne est belle, le raisin de qualité

Marina Bovard, à droite, et son équipe de vendangeurs

Christian Dick | Le monde est curieux, l’époque bizarre. Peut-être ne retrouverons-nous pas de sitôt nos bonnes vieilles habitudes, bises aux dames, franche poignée de main ou verre qui tourne à la pause. La vendange n’échappe pas à la nouvelle règle. Gel, dortoirs, repas en commun, taille dans les rangs de vigne. Certains vendangeurs ne viennent plus, contraints à la quarantaine à l’aller comme au retour. On apprend à cohabiter autrement. Des chômeurs, des amis, des jeunes sont sollicités ou se proposent. Comme dans le commerce, on fait un usage local. Et on apprend la cohabitation. Tardivement. Les vacances d’automne d’antan étaient celles des vendanges où les parents envoyaient leurs poussins à la vigne. Pour les plus âgés, la fête se poursuivait autour du pressoir. Les bals étaient l’occasion de réunir propriétaires et employés de différents domaines. La Lyre ou la fanfare locale réunissaient les amis, les visiteurs et les clients. Le monde a changé, mais il n’a pas attendu corona. La mise en valeur de bâtiments familiaux, des employés aux habitudes moins festives, d’autres qui logent à huit dans un petit appartement à l’extérieur par souci d’économie ont profondément modifié le paysage viticole. Néanmoins… la vigne est belle, le raisin de qualité. Il fait envie, et déjà s’annonce comme un millésime d’exception.

Jean-René Gaillard devant son pressoir
Pascal et Madeleine Fonjallaz-Spicher 
dont c’est la dernière vendange
Zoë, charmante vendangeuse, dans les vignes de Jean-François Chevalley, 
à Grandvaux
Les caisses prêtes pour être acheminées au pressoir de René Ponnaz à Grandvaux, devant le toujours superbe paysage de Lavaux
Alain Parisod, dans sa cave de Grandvaux, déguste le moût de Villette, vendangé samedi dernier et qui débute sa fermentation
De g. à d. Manu, porteur et Laurent, chef des vignes 
de la Cave de la Cour, Frédéric Blondel, rencontrés à Cully
Une très sympathique équipe dans la vigne de la Cave de la Cour, Frédéric Blondel, à Cully
A Aran, Pascal Dance examine son Gamaret qui, 
d’ici quelques mois, sera prêt à danser dans ses belles bouteilles
René Ponnaz, Grandvaux, 
fier de nous présenter un échantillon de sa belle récolte