Puidoux – 90 ans de Georges Chevalley de Primapraz

Que ce beau jour anniversaire, 16 octobre, reste encore longtemps gravé dans sa mémoire

Au centre Georges Chevalley, avec sa fille Isabelle Martin-Chevalley et son fils Jean-Rémy Chevalley

Jean-Pierre Lambelet | Des Chevalley à Puidoux, il y en a depuis les bords du Léman jusqu’aux contreforts du Mont-Pèlerin ! Alors, il faut bien préciser Chevalley de Primapraz (premier pré), la ferme où Georges a grandi et fait son nid là-haut en direction du Pèlerin. C’est un jeudi, le 16 octobre 1930 que Georges ouvre les yeux à la maternité de Lausanne devant ses parents Violette et Robert, heureux et radieux d’accueillir ce beau garçon ! Deux ans plus tard, c’est André, son petit frère, qui le rejoint et qui deviendra son principal compagnon de jeux. Ecole primaire à Cremières avec le régent Louis Monney qui gardait jalousement ses élèves en prétextant que son enseignement était aussi bon que celui des études secondaires à l’extérieur ! Puis, départ pour la Suisse allemande à Frenkendorf à Bâle-Campagne dans une ferme qui avait également un restaurant. Que des bons souvenirs de cette période ! A 20 ans c’est le moment d’endosser l’uniforme avec l’école de recrue à Genève et les pompiers à Cremières. A 24 ans, il croise les beaux yeux de Micheline Chollet sur la place du Marché à Vevey et c’est ainsi, en 1956, que Micheline va quitter Forel et la vallée de l’Enfer (c’est normal après un coup de foudre…) pour venir vivre chez son mari à Primapraz. Isabelle en 1956 et Jean-Rémy en 1959 viendront égayer et agrandir la famille.

Fortement impliqué dans sa commune

Georges et Micheline ont travaillé toute leur vie sur l’exploitation familiale très diversifiée avec des cultures maraîchères, de la vigne au Monteiller et aux Fossaux, des vaches laitières, des cultures, des pâturages et de la forêt. Sans oublier les marchés à Vevey toutes les semaines. Il y avait largement de quoi occuper une famille ! En 1965, Georges a repris et modernisé l’exploitation en faisant installer une machine à traire FN (une marque belge signifiant Fabrique Nationale) et l’achat d’un tracteur avec 4 roues motrices Same Puledro, car il estimait que les tracteurs avec seulement deux roues motrices gaspillaient de la puissance de travail … ! Sur le plan de la vie associative, il était très impliqué dans sa commune de Puidoux, comme membre du Conseil communal, de la chorale, des Z’Amouèrào, de la société de laiterie de Cremières, du syndicat d’élevage, de la société d’alpage du Mont-Cheseaux et même de la société coopérative des planteurs de fraises de Corbeyrier. Et il ne faut surtout pas oublier la musique ! Qui fut présente sa vie durant à partir de l’âge de 10 ans avec un accordéon diatonique qui l’a vu intégrer la société des accordéonistes de Corseaux, de Chexbres-Rivaz et Les Rossignols de Forel. En plus, un grand moment de son parcours de mélomane fut la création de l’orchestre les Pédzons dans lequel il tenait un registre avec un accordéon schwytzois. Aujourd’hui, après le décès de sa chère épouse en 2015, il est comblé 6 fois comme grand-père et 10 fois comme arrière-grand-père. Calme, discret, détestant les conflits, il a eu le temps de réfléchir à des solutions d’apaisement durant le million de bouquets de persil et de ciboulette qu’il a confectionné pour le marché de Vevey durant 30 ans ! Le syndic de Puidoux, René Gilliéron, lui a apporté le salut des autorités accompagnant les cadeaux usuels que mérite bien tout nonagénaire ! Jacques Chevalley, le président du Fil d’Argent, la société des aînés que Georges rejoint régulièrement, lui transmet également toutes les salutations et l’amitié de ses membres. Que ce beau jour anniversaire reste encore longtemps gravé dans la mémoire et le cœur de Georges !