Oron – Monique Etienne Lopes, responsable du CMS passe la main

Au cours de ces 12 années, la fonction de responsable de centre a évolué au rythme de l’agrandissement et des exigences politiques et financières

Gil. Colliard | Le 16 août prochain, Monique Etienne Lopes tournera l’ultime page de son parcours de responsable auprès du CMS (Centres médico-sociaux) d’Oron. La pétillante sexagénaire après avoir prolongé son mandat d’une année se sent aujourd’hui prête à vaquer vers d’autres occupations, sereinement, tout en sachant sa succession assurée et son équipe entre de bonnes mains.

Doublement des effectifs pour répondre au besoin toujours plus grand

Infirmière de formation, dotée de nombreuses expériences dans différents secteurs de soins ainsi que 19 ans d’enseignement, Monique Etienne Lopes reprenait, le 6 avril 2010, la responsabilité du CMS d’Oron, flambeau laissé par Jean-François Clément, actuel syndic de Renens. Il y travaillait alors une cinquantaine de personnes regroupant 7 infirmières et infirmiers, 2 assistantes sociales, 1 ergothérapeute, 2 réceptionnistes, 2 planificatrices, 1 responsable d’équipe et une trentaine d’auxiliaires, les polyvalentes, formées pour les soins de base et les auxiliaires au ménage, qui accompagnent les clients dans la tenue de leur ménage, en veillant à ce qu’ils maintiennent le plus longtemps possible leur autonomie. « Actuellement, nous sommes une centaine de personnes, dont 8 hommes soit 21 infirmières et infirmiers, 2 ergothérapeutes, 2 assistantes sociales, 3 assistantes en soins et santé communautaire, 2 infirmières assistantes, 2 réceptionnistes, 5 planificatrices, 2 responsables d’équipes et une soixantaine d’auxiliaires pour apporter notre aide à quelque 500 personnes dans un périmètre compris entre Maracon, Vulliens et Forel Lavaux » décrit la dynamique responsable, ajoutant que 45 chauffeurs bénévoles du GBOM sont rattachés au CMS, sous la bienveillance de leur président, Marcel Vock.

Evolution de la fonction de responsable de centre

« Au cours de ces 12 années, la fonction de responsable de centre a évolué au rythme de l’agrandissement du CMS, des exigences politiques et financières inhérentes. Alors qu’en 2010 je pouvais être très proche et active auprès de l’équipe et des clients, à l’heure actuelle, la gestion de projets et leur application, au bénéfice de nos clients est de mise » constate-t-elle, assurant que la clientèle reste au centre des préoccupations des professionnels de la santé dont les médecins qui travaillent en étroite collaboration avec le centre. Cependant, malgré un soutien omniprésent d’Isabelle Brès-Bigey, présidente du comité du Réseau de soins région Lausanne, il faut faire montre de créativité, d’ingéniosité afin de pallier le manque de personnel pour satisfaire au mieux la demande.

Être à l’écoute de son personnel et l’engager dans la voie de l’autonomie

« D’avoir une équipe consciencieuse, solidaire, dévouée et professionnelle qui vise l’équité est un atout non négligeable tant pour la population que pour une responsable de centre » souligne Monique Etienne Lopes regrettant que de plus en plus de gens quittent la profession et dont le crédo est un management participatif. « Rendre les équipes autonomes, responsables et sachant s’autogérer est précieux. Il faut soutenir les gens dans ce qu’ils veulent, les faire participer aux choix. Certains changements nécessitent un temps de réflexion afin de laisser mûrir l’idée auprès de chacun. Mettre en avant les forces et faiblesses des équipes pour sublimer la dynamique. Être à l’écoute de son personnel qui œuvre de 8h à 22h (piquets de garde 7 jours sur 7 et 24h sur 24h). Chaque matin une visioconférence est organisée de 7h45 à 8h avec les personnes actives sur le terrain afin de voir si tout va bien, s’il y a possibilité d’alléger les tournées, diffuser les nouvelles de la nuit, etc ».

Une succession bien préparée et un avenir riche de découvertes

Confiante et le cœur léger, sachant que la succession sera assurée de main de maître par Valérie Serex, responsable de centre au CMS du Mont depuis 2018, qui entrera en fonction à Oron le 1er septembre, la future retraitée s’est déjà organisé un avenir intéressant « Je garderais un contrat horaire, en tant que consultante, rattaché à l’APROMAD* et commencerais en septembre, comme auditrice, les sciences criminelles à l’Université de Lausanne ». Tout en adressant ses remerciements pour la confiance qui lui a été accordée et ces années de collaboration, elle adresse ses souhaits de longue vie à toutes et tous ainsi qu’au CMS d’Oron et conclut avec cette pensée de Bouddha « Accepter ce qui est, laisser aller ce qui était et avoir confiance en ce qui sera ».

* Association pour la promotion de la santé et le maintien à domicile

Le CMS d’Oron-la-Ville