Le climat… tique !

Le peuple s’est mobilisé en marchant dans les rues un peu partout dans le monde en avant-première du sommet des Nations Unies sur le climat qui vient de se tenir à New York. Et nous voilà de nouveau à débattre sur le réchauffement de la planète, et comme d’habitude nous n’avançons pas d’un pet de coucou. Le problème climatique est une arme politique qui se veut la science des courants d’air… Il faudrait pourtant agir plutôt que de se perdre en parlottes, mais à voir un changement semble bien difficile tant que nous serons dans un système d’hyper-capitalisme où le profit immédiat par n’importe quel moyen est la règle. Le Fonds vert n’a récolté que 2,3 milliards de dollars alors que la capitalisation avait été fixée à 10 milliards pour la fin de l’année. On est loin de l’objectif…
Au cœur de ce délire climatique on culpabilise les peuples, on voit fleurir des taxes qui ne règleront pas le problème sans un changement d’attitude de tout le monde, des industriels principalement qui ont la main dans ce grand poker du climat. Les dirigeants n’ont cure pour l’instant de sauver quoi que ce soit, la Chine et l’Inde en tête, qui ont du reste délégué des représentants de moindre niveau pour ce sommet à New York, ce qui donne le ton du prochain grand sommet à Paris en 2015.
Le climat n’arrête pas de changer depuis l’aube des temps, avec des réchauffements cycliques et temporaires, et c’est plutôt notre système qui est à revoir. L’activité humaine a sa part de responsabilité dans les problèmes de climat qui nous préoccupent aujourd’hui: la pollution, les gaz toxiques issus de la chimie lourde, les pesticides avec leurs dégâts sur la santé et l’environnement ou la déforestation, pour ne citer qu’eux, qui sont les véritables fléaux qui menacent notre planète. Si nous peinons à contrôler la nature nous pouvons contrôler nos modes de vie, et la clé serait sans doute de changer de mentalité même s’il s’avère mission impossible de ralentir l’essor économique. De toute évidence l’être humain a son destin en main, mais peut-être faudra-t-il attendre que le ciel lui tombe sur la tête, bien que le pire ne soit jamais sûr et que l’avenir n’est pas écrit…