C’est à lire – Des plantes contre les infections

Dr Kurt Hostettmann / Editions Favre

Monique Misiego | Est-ce que vous avez remarqué ? Plus on devient vieux, plus le corps médical a de la facilité à nous prescrire des médicaments pour tous les petits bobos qui interviennent avec l’âge. Comme si c’était une fatalité, non seulement que la machine se dérègle, mais que nous ayons tous notre petit semainier qui grandira avec les années. Il en est de même pour les jeunes, ce n’est pas l’apanage de la vieillesse. Des antibiotiques par-ci, des médicaments par-là, des antidépresseurs, des calmants, bref de la chimie bientôt partout. Alors certes, il y a des maladies où nous ne pouvons pas faire autrement. Mais pour les autres, écologiquement déjà, ce n’est pas top, mais au niveau de l’état physique, ce n’est pas la panacée. N’avez-vous jamais remarqué que quand vous prenez un médicament pour une certaine pathologie, quelque chose d’autre arrive, un petit inconvénient parfois, plus important d’autres fois. Ce qui nous soigne à un bout nous rend malade à l’autre comme disait ma grand-mère. Il est plus facile de prendre un médicament lorsque nous avons mal. Du simple paracétamol vous calmera tout de suite la douleur, mais à long terme et à hautes doses, cela devient un poison pour votre foie. Et ce n’est qu’un exemple. De même pour un certain médicament prescrit systématiquement lorsque vous arrivez dans l’âge et que vous souffrez de brûlures d’estomac, qui calmera très bien ces symptômes mais qui s’attaquera à vos reins de façon sournoise. Que dire des antibiotiques qui ont été très utiles pour le traitement de maladies comme la tuberculose, la diphtérie et d’autres infections bactériennes. Mais ils ont été aussi prescrits pour des pathologies banales. Les bactéries ont dès lors développé des résistances et les antibiotiques n’arrivent plus guère à les détruire. Loin de moi l’idée de dénigrer les médecins qui font de leur mieux pour soigner leurs patients, surtout en cette période de pandémie. Mais je n’ai jamais entendu un médecin me proposer des tisanes à la place d’un médicament. Si certaines plantes peuvent vaincre diverses infections, elles ne peuvent remplacer les antibiotiques pour des pathologies graves comme la pneumonie bactérienne. Mais pour d’autres maladies respiratoires par exemple, des médicaments à base de plante peuvent se montrer efficaces. Contre les pathologies urinaires, bien des médecins vous prescriront des antibiotiques, alors que certaines plantes comme la canneberge ou le mannose, très à la mode, peuvent traiter ces inconvénients. Idem pour les infections dermatologiques qui peuvent être soignées avec de l’huile essentielle d’arbre à thé. Nous avons un nombre impressionnant de plantes à disposition, sous diverses formes, il suffit de faire la démarche et de se renseigner auprès de gens qualifiés. Vous vous rendrez compte que vous pouvez remplacer une bonne partie des médicaments par des plantes. Attention, ce livre ne conseille en aucun cas aux malades chroniques de stopper leur traitement. Mais parfois, il vaut la peine d’exprimer à son médecin le désir de tenter une autre approche et vous serez peut-être étonné de voir qu’il ou elle n’est pas opposé (e). Ce que vous propose ce livre, c’est un répertoire de toutes les plantes que nous avons à disposition, classées aussi selon les pathologies. Il ne vous reste plus qu’à vous rendre dans une herboristerie ou auprès de gens compétents qui sauront vous préparer ces potions. J’allais dire « magiques », ce qui donnerait un côté ironique à mes propos, alors que je pratique cette médication par les plantes depuis quelque temps déjà et que j’y crois. Le Dr Kurt Hostettmann est docteur en chimie et professeur honoraire aux Universités de Genève, Lausanne, Nanjing, Shandong et à l’Académie chinoise des sciences à Shanghai. Spécialisé dans les plantes médicinales et phytomédicaments, il jouit d’une renommée internationale et a reçu en septembre 2014 la médaille d’or Egon Stahl de la Society for Medicinal Plant et Natural Product Research pour ses remarquables travaux en pharmacognosie et en phytothérapie. Il est l’auteur de plus de six cents publications et d’une vingtaine de livres, dont certains ont été traduits en japonais, chinois, indonésien, farsi, espagnol et portugais. Je vous conseille fortement ce livre, à garder à portée de main au même titre que notre vieux livre de cuisine. Et de le consulter avant de prendre rendez-vous chez le médecin. Parfois, des petits maux peuvent tout à fait disparaître sans chimie .