A la rencontre des gens d’ici : Steve d’Oron

Steve à Oron-la-Ville

Steve Martinet et sa sonnaille – Photo © André Capel

Georges Pop | « Tout a commencé lorsque j’étais encore aux Jeunesses de Savigny où j’ai passé mon enfance. Invités à un giron, nous avons eu l’idée de défiler avec des toupins. Le succès fut incroyable. Peu après, nous avons été sollicités pour défiler dans d’autres manifestations. Comme nous étions défrayés, pour éviter toute confusion avec la Jeunesse, nous avons fini par fonder notre propre société »

Agé aujourd’hui de 37 ans, Steve Martinet est membre fondateur et président du Club des sonneurs des Hauts-de-Lavaux. Il ne cache pas le plaisir qu’il éprouve à défiler avec ses camarades, en faisant sonner sa grosse cloche, pour animer toutes sortes de fêtes et parfois même des mariages.

« Actuellement notre Club comprend dix-sept membres. Deux nouveaux sonneurs nous ont rejoints très récemment. Pour adhérer à notre club, il va de soi qu’il faut avoir son propre toupin d’une certaine taille, avec la courroie qui permet de le porter », explique Steve. Il ajoute : « Mon toupin personnalisé m’a été offert par mes parents et mes grands-parents, il y a quelques années déjà. Un jour, j’espère en acquérir un nouveau, mais pas tout de suite. La cloche doit être fondue chez un forgeron ou un chaudronnier, le travail et la décoration de la courroie sont confiées à un sellier et ça coûte une certaine somme ». Avez-vous donné un prénom à votre cloche ? La question, spontanée et naïve semble le surprendre. Il hausse les sourcils avant de répondre en souriant : « Non ! Je ne lui ai pas donné de nom »

Steve est pompier professionnel à Lausanne. Il arbore le grade de sergent et s’est spécialisé dans la fonction de grutier. Une nuit sur quatre, il dort à la caserne de la capitale pour assurer une permanence en cas d’alarme. « Pour être pompier à Lausanne, il faut être en mesure de rejoindre la caserne en 30 minutes au plus. A Oron, je suis à la limite du périmètre autorisé », explique-t-il, ajoutant qu’il adore son métier et qu’il faut avoir la forme pour l’exercer, autant d’ailleurs que pour porter les lourdes cloches pendant les défilés.

« Pendant la pandémie, nos activités se sont interrompues. Elles reprennent gentiment actuellement. Le weekend des 8 et 9 octobre prochain, par exemple, se tiendra à Meulan-en-Yvelines, en France, un Festival des fromages. Nous sommes invités au défilé pour faire sonner nos cloches », annonce-t-il. Vous irez en famille ? « Bien sûr ! Avec ma compagne Caroline et nos deux jumeaux, une petite fille et un petit garçon de bientôt 4 ans ». « Les cloches ce n’est pas trop mon truc, mais ces sorties sont très sympas et les enfants s’amusent beaucoup », indique de son côté Caroline. 

Petite précision : la différence entre un toupin et une sonnaille de vache réside dans la forme, la taille et la grosseur de la tôle. Les sonnailles de vaches sont forgées dans une tôle plus épaisse que les toupins. Le Club des sonneurs des Hauts-de-Lavaux accueille volontiers de nouveaux membres. Julien et ses camarades leur diront comment se procurer un toupin, au cas où ils n’en possèdent pas.

Informations : steve.martinet@hotmail.com