Tour du Pays de Vaud cycliste
Dans les coulisses de la course, ces motards qui font rouler le peloton
A quelques semaines du passage du Tour du Pays de Vaud dans la région ( 28 au 31 mai ), une autre équipe s’affaire déjà en coulisses : celle de l’Amicale des motards du TPV ( AM-TPV ). Leur mission ? Garantir la sécurité de la course et permettre aux cyclistes de rouler sans jamais se poser de questions. Pour y parvenir, l’amicale recherche encore de nouveaux motards prêts à rejoindre ses rangs.

«Un coureur, quand il est dans le peloton, il ne doit se soucier de rien. Devant lui, la route est sécurisée, les carrefours sont fermés. C’est notre travail », résume Jacques Descloux, président de l’amicale depuis 5 ans. Concrètement, 90 motards sont mobilisés sur l’épreuve, répartis en groupes pour fermer les intersections, anticiper les dangers et gérer les imprévus.
Sur le terrain, chaque mission est minutée : « On ferme les routes environ dix minutes avant le passage des coureurs, et on essaie de rendre le parcours le plus étanche possible », explique-t-il. Une mécanique bien huilée, accompagnée par la gendarmerie, mais qui laisse toujours une part d’imprévu : « On ne peut jamais être étanche à 100 %. Il y a toujours un chemin, une voiture, un tracteur… c’est là qu’interviennent les motards de la colonne de course. »
Au-delà de la sécurité pure, ces bénévoles jouent un rôle clé dans la fluidité de l’événement. Dialogue avec les automobilistes, adaptation en temps réel, coordination avec la police : « Dans 90 % des cas, les gens sont compréhensifs. Et souvent, ils sont heureux de rester regarder la course. »
Au cœur de la course
Mais pourquoi s’engager comme motard sur une telle manifestation ? Pour Jacques Descloux, la réponse est simple : « Tu fais partie de l’événement. Tu es acteur d’une course internationale. » Le Tour du Pays de Vaud a vu passer de futurs grands noms du cyclisme comme Fabian Cancellara, Marc Hirschi ou encore Jan Christen, et participer à son organisation procure un sentiment particulier, explique le motard : « La fierté est énorme. Les gens te regardent, les enfants t’applaudissent, tu sens que tu contribues à quelque chose. »
L’AM-TPV lance aujourd’hui un appel aux passionnés de moto. « Une sorte d’appel de phare ». Aucune expérience spécifique n’est exigée, mais quelques qualités sont essentielles : « Une bonne maîtrise de la moto, de l’endurance, une certaine résistance au stress et surtout, la bonne humeur », sourit Jacques Descloux. Une formation officielle, dispensée par la gendarmerie et reconnue à vie, elle permet ensuite d’intervenir sur différentes courses.
Flexible, l’engagement au TPV peut se faire sur un ou plusieurs jours, selon les disponibilités. Et si le bénévolat reste au cœur de la démarche, un défraiement de 60 francs est prévu pour couvrir les frais. Mais l’essentiel est ailleurs : « Le bénévolat, ça t’enrichit. Tu donnes de ton temps, mais tu reçois énormément en retour. »
Pour Jacques Descloux, rejoindre les motards du TPV, c’est bien plus qu’un simple coup de main, ou plutôt coup de gaz. « C’est entrer dans une véritable famille, vivre la course de l’intérieur et peut-être, attraper le virus des passionnés qui font battre le cœur du peloton année après année. »
Information et inscription :



