Rien ne va plus…

« La démocratie est la pire forme de gouvernement à l’exception de toutes celles qui ont été essayées au fil du temps ». Cette maxime, attribuée à Churchill lors de sa non-réélection au poste de premier ministre en 1947, la France la soumettra au test dès ce dimanche…

L’issue du scrutin est beaucoup plus incertaine qu’il y a cinq ans et pourrait avoir des conséquences bien au-delà des frontières de l’hexagone.

La situation internationale s’est radicalisée. Face à une diplomatie rôdée, nous trouvons un fascisme décomplexé qui n’hésite plus à ériger des cancans de café du commerce comme vérité absolue. Ce n’est un secret pour personne, ces mêmes diplomates font usage, au grand jour, d’arguments dignes des pires réseaux complotistes. Sans état d’âme, et avec un aplomb inébranlable, ils assènent contre-vérités et accusations invérifiables. A la moindre contradiction, ils sont victimes et brandissent l’agression. Ces régimes, installés en périphérie européenne, instillent doucement leur fiel et ces attitudes belliqueuses trouvent de plus en plus d’adhérents.

En France, l’extrême droite décomplexée fait le chemin inverse. Elle se pare de ses plus belles nuances, photos de chats à l’appui… Devenue fréquentable, elle apparaît présidentiable à tel point que les électeurs se demandent s’il ne faudrait pas donner une chance à Staline, Mao ou Hô Chi Minh ! « Les promesses rendent les fous joyeux » dit-on. Le réveil sera brutal si l’on considère une réinstauration potentielle du septennat qui, en soi constitue déjà une marche arrière…

Le choix du moins pire est celui qui s’offre à nos voisins ce dimanche. En même temps, les conséquences d’un gouvernement fasciste, intolérant et raciste sont connues, les livres d’Histoire en débordent.

Faites vos jeux, rien ne va plus !