Ouf !

Un vote pour une continuité. Un vote de cohésion européenne en temps de guerre. Un vote rassurant.

L’élection présidentielle française dépasse les frontières nationales et nous sommes tous concernés, même en Suisse.

S’il n’était question QUE d’une droite extrême, policée de petits chats, ce ne serait qu’un détail de l’histoire… comme le disait son père. Cette élection est d’importance, car il s’agit de la présidence de la seule nation possédant l’arme nucléaire au sein de l’Union européenne. La France est dissuasive, et par conséquent l’Europe le devient. A l’heure actuelle, face à l’homme fort du Kremlin, l’argument est de poids et cela nous concerne directement.

D’autant plus que, la Finlande « finlandisée » et la Suède neutre demandent l’adhésion au pacte atlantique. Ce signe est révélateur d’une menace réelle. L’Europe se coalise. Merci qui ?

Depuis la seconde guerre – et plus spécialement depuis la chute du mur de Berlin – nous avons été témoin de batailles rangées. Nation par nation, les souverainetés se sont affirmées les unes à côté des autres. Actuellement, sur le front de l’est européen, des pays ont à leur tête de fiers autocrates qui siègent à Bruxelles. Marine Le Pen les saluaient en souhaitant créer une… « Europe des Nations ».

Vladimir Poutine sourit…

Nous avons vacillé, nous avons craint, nous avons eu peur ce dimanche.

Une vraie peur, non pas de la potentielle présidente, mais de ses sous-fifres. Une nuée de petits chefs, valorisés par le pouvoir et cautionnés par le vote populaire, ceux-là même qui à Nuremberg clamaient leur innocence, ces responsables de rien mais qui suivaient. Ceux qui ne voient que du détail dans l’Histoire. 

Y avions-nous pensé ?