Réminiscences – Diana, une princesse au grand coeur

Le souvenir est encore dans toutes les mémoires

Elle voulait avant tout être la « reine dans le cœur des gens ».

Gérard Bourquenoud  | C’est pourquoi l’annonce tragique de sa mort le 31 août 1997 à Paris, a bouleversé le monde entier. Non pas parce qu’elle fut altesse royale d’Angleterre, puis princesse de Galles, mais pour son engagement humanitaire et sa sincérité qui sensibilisaient le cœur du peuple. Mère Theresa, qui n’a pas supporté le choc, est allée la rejoindre la même semaine. Elle considérait Diana comme une personne extrêmement compatissante envers les pauvres, les malades, les déshérités, les handicapés et les enfants qui meurent de faim dans le monde. Adolescente, Diana Spencer, née le 1er juillet 1961, à Sandringham, Royaume-Uni, était une fille timide, fragile et même naïve. Très jeune, elle avait rêvé qu’un prince la prendrait un jour par le bras. Un rêve qui fut exaucé en 1981, date à laquelle elle épousait, à l’âge de vingt ans seulement, le futur roi d’Angleterre. Une cérémonie qui fut retransmise dans septante-quatre pays pour quelque 400 millions de téléspectateurs. Un vrai conte de fées pour cette étudiante intelligente et d’une élégance à séduire les hommes les plus riches de ce monde. Deux fils sont venus égayer ce foyer où le bonheur du couple était quelque peu chancelant, peut-être en raison de la différence d’âge et de culture de Diana et Charles, mais probablement par cette autre femme dans l’ombre qui a fait que le mariage s’est effrité. Pendant dix-sept ans, Lady Di a été fidèle et a tenu compagnie au peuple anglais. Enfant d’un divorce, elle avait tout mis en œuvre  pour éviter le sien. Même en étant divorcée, elle aimait encore Charles, mais ce dernier ne l’a semble-t-il jamais beaucoup aimée. La vie devint difficile pour Diana qui trouva du réconfort auprès des Anglais et de son ami Dodi, avec qui elle avait décidé de fonder un nouveau foyer. En entrant dans la famille des Windsor, elle devenait la femme la plus photographiée du monde. De jeune étudiante, qu’elle était avant son mariage avec Charles, elle s’est transformée en modèle pour des millions de femmes qui n’ont pas hésité à imiter ses coiffures. Durant son séjour à la cour d’Angleterre, elle avait collectionné septante-neuf robes qu’elle a mis un jour aux enchères pour venir en aide à des œuvres de bienfaisance. De par son divorce avec le futur roi de ce pays, Lady Di avait perdu son titre d’altesse royale pour devenir princesse de Galles et une femme toute simple. Heureuse d’avoir recouvré la liberté, une liberté qui valait beaucoup plus que les joyaux de la couronne et qui faisait d’elle une femme décontractée, indépendante et encore plus belle, parce que libre de tout protocole strict de la cour. Humaine de cœur et de nature, Diana consacrait une grande partie de son temps à rendre visite à des malades du sida et de la lèpre, aux sans-logis, aux enfants abandonnés. Elle était d’une générosité extraordinaire et s’était même engagée pour la recherche contre le cancer. Partout où elle passait, elle était accueillie les bras ouverts, parce que simple, compréhensive, sincère et sensible à la misère du monde. Une année avant sa mort, Lady Di avait également choisi un nouveau chemin, encore plus beau qu’un héritage qui s’avérait trop lourd pour elle. Sa vie partagée avec ses deux fils, son action humanitaire, son rêve de femme… se sont brusquement brisés dans une voiture lancée à vive allure dans la ville de Paris par un conducteur dont le comportement a laissé tout un chacun sur sa faim. Elle était aux côtés de son ami Dodi qui s’était engagé, lui aussi, dans l’action humanitaire de sa future épouse. Une fin tragique inexplicable qui a ému les peuples du monde entier, parce que Lady Di était tout simplement, à peu de chose près, une femme comme les autres.