Réflexion – Petit rappel … c’est quoi l’éthique
Et pourtant cela devrait être une réalité d’actualité, soit une responsabilité largement partagée par tous responsables militants dans les sphères sportives. L’éthique n’est pas exclusivement liée au dopage, malheureusement.

Dans le cadre d’une étude touchant à la santé des sportifs, mais aussi à la compréhension de l’éthique et du fair-play, essayons de se souvenir d’une situation vécue lors de présélections nationales pour une grande compétition mondiale touchant des athlètes actifs au plus haut niveau mondial.
On leur offrait deux possibilités
A. On vous offre une substance dopante pouvant améliorer vos résultats sportifs en vous offrant toutes garanties de ne pas être pris tout en vous laissant votre victoire.
195 athlètes sur 200 ont répondus oui… contre 3 non.
B. On vous offre une substance illicite mais dopante pouvant améliorer vos capacités et résultats, mais pouvant vous atteindre dans votre santé voire mourir, dus à des effets secondaires.
Plus de la moitié des athlètes ont répondu oui malgré le risque de décès prématuré.
Presque incroyable

Il semblerait que presque personne n’aurait intérêt à ce que la lutte anti-dopage aboutisse, ni les sportifs, ni quelques entraineurs, voire même certains médecins du sport. Etrange ? Pas certain. Et les spectateurs ? Méchante question, cependant on pourrait presque croire qu’ils s’en désintéressent car seul, le « spectacle » semble les attirer en oubliant qu’ils sont peut-être aussi parents.
A qui la faute ? Ou se trouve la responsabilité ?
Ou tout simplement, qui serait le gardien de l’éthique ou l’institution pouvant faire respecter la culture que représente le sport ?
A ce jour c’est presque une question sans réponse qui pourrait nous laisser pantois car nous le savons en regard à l’intérêt publicitaire, soit pécuniaire, développé par les plus grandes entreprises commerciales.
Osons l’avouer
L’argent par les artifices du dopage est devenu la gangrène du sport qui tristement en est l’un de ses « fruits » habilement consommé dans les sports de haut niveau tout en cultivant une opposition manifeste à l’éthique.
Mais il est vrai, aussi, que ce fléau s’est également infiltré auprès de sportifs populaires pour essayer de connaître une gloire éphémère en gagnant quelques secondes tout en faisant fit du danger sur leur santé.
Alors doit-on se poser la question si l’essentiel est de participer ou de gagner pour surtout gagner beaucoup d’argent. C’est peut-être là l’ennemi numéro un de la culture sportive, soit de l’éthique si nécessaire pour l’apprentissage sportif de notre jeunesse.
Tout en refusant une opposition malsaine à ce fléau, tous dirigeants sportifs à tous niveaux doivent absolument refuser toute banalisation en devenir qui gangrène le sport.
Alors oui !
Ne dit-on pas qu’une des plus grandes facultés de l’homme est… l’oubli ?
Il y a déjà un quart de siècle le directeur scientifique du Laboratoire suisse d’analyses du dopage Martial Saugy avertissait la société en osant :
« C’est tout bonnement criminel de laisser un athlète en herbe prendre une béquille pharmacologique qui équivaut à lui tendre un « joint » à 14 ans » …


