Réflexion – L’histoire appartient aux souvenirs

Il était une fois… « Dans le monde moderne, plein de possibilités puissantes et que menacent en même temps de périlleuses déchéances, le sport peut constituer une école de noblesse et de puretés morales autant que d’endurance et d’énergie physique » Pierre de Coubertin
Mais ne dit-on pas qu’une des plus grandes facultés de l’homme est l’oubli ?
Alors… essayons de nous souvenir ce que le sport fut et devrait encore être, de nos jours, au bénéfice de notre jeunesse, tout simplement en lui rappelant à son avantage : que le sport n’est pas que gloire et argent.
Quand le sport renonce à ce qu’il est par la volonté mercantile de manipulateurs, on en oublie les premières règles de l’aspect social et humain. Cependant pour prévoir l’avenir de cette belle culture que doit représenter le sport, il faut aussi se souvenir du passé.
Alors… oui… Sport, où est ta victoire ?
Une réflexion importante pour prévoir l’avenir du sport sans en faire une culture moraliste.
Essayons, en oubliant l’emprise de l’argent qui en devient le facteur numéro 1 au même titre qu’une multinationale, de se souvenir des règles fondamentales que l’on ne devrait jamais oublier ni mépriser.

A savoir :
• Aspect social et humain du sport
• Notion et joie de l’effort
• Phases du développement individuel
• Connaissance des éléments primaires de l’effort
• Sélection et valeurs individuelles au profit de tous
• Respect absolu des lois élémentaires de l’entraînement.
Mais encore, et c’est important, l’apprentissage de tout sport ne doit pas dériver sur des jeux vaniteux et stériles et encore moins sur une traduction brutale et orgueilleuse d’une nouvelle conception de la vie moderne.
Et pourquoi pas ?
C’est vrai, le sport fait partie d’une culture dont le mot vitalité n’est pas une tromperie à la jeunesse et encore moins la joie, une erreur qui peut se faner très rapidement. La formation sportive est un jardin à multiples pouvoirs dès les premiers jours d’entraînement, dont chaque entraîneur doit être sensible à éviter tout faux-semblant.
Cependant, le monde change et le sport en devient le miroir de notre société. Comment peut-on organiser un championnat du monde de soi-disant sportifs à la condition qu’ils soient dopés avec pour seul but d’offrir un million de dollars à celui qui battra le record du monde du cent mètres ou autres disciplines ?
Acceptons-le : La tricherie n’aide pas le résultat mais vole la victoire
C’est décevant pour ne pas dire honteux, mais encore plus pour nos jeunes sportifs et sportives. Ne regardons pas derrière ce miroir. Le sport déconnecté de ses règles fondamentales ouvre la porte à toutes pertes de l’éducation que nos anciens nous ont léguée. On l’oublie peut-être un peu trop facilement. Là est le danger.
Mensonge ou vérité
« N’importe qui sait proférer des paroles menteuses. Les mensonges du corps exigent une autre science. Mimer le désir, la joie, la fatigue bienheureuse, cela n’est pas donné à tous » François Mauriac



