Pully – La passerelle de la Rochettaz attendra encore un mois
Le Conseil communal devait se prononcer une seconde fois sur la construction d’une passerelle de mobilité douce le long du viaduc CFF. Le débat a finalement été repoussé au 30 septembre afin d’éviter tout risque de vice de forme.


La rentrée du Conseil communal devait normalement avoir lieu le 30 septembre. Mais la venue du canton pour présenter aux élus le fonctionnement des institutions communales a conduit le Bureau à ajouter cette séance du mercredi 26 août. Le débat sur la passerelle s’est ainsi retrouvé à l’ordre du jour plus tôt que prévu. En effet, le règlement impose que lorsqu’il y a un deuxième débat, ce dernier soit agendé à la séance suivante. Problème : le procès-verbal complet du premier débat, tenu le 24 juin, n’avait pas encore été transmis aux conseillers. Ceux-ci n’avaient reçu qu’un compte rendu partiel quelques jours auparavant. Pour éviter un éventuel vice de forme, le Conseil a donc repoussé le vote au 30 septembre.
La PLR Tânia Gazzola est la première à proposer de repousser le vote : « La décision finale du Conseil, quelle qu’elle soit, doit être prise dans des conditions procédurales irréprochables ». Le projet touchant notamment plusieurs propriétaires privés, le groupe ne voulait pas qu’une décision puisse être contestée pour vice de forme. Les socialistes, par la voix de Pauline Tafelmacher, ont soutenu cette demande, estimant qu’aucune urgence ne justifiait de trancher ce soir. Le report a été accepté à une très large majorité.
Avant le vote, la Municipalité a tout de même apporté plusieurs informations. La Confédération a confirmé un taux de subvention de 40 % pour les mesures concernées, dont fait partie la passerelle. Le préavis tablait jusque-là sur 35 %. Les CFF ont également repoussé leurs travaux d’assainissement du viaduc : initialement prévus entre 2028 et 2030, ils devraient désormais se dérouler entre 2030 et 2032. Les trois autres communes partenaires, Belmont-sur-Lausanne, Paudex et Lutry, attendent maintenant la décision de Pully. Prochain épisode le 30 septembre.
La Municipalité répond aux accusations
Le rendez-vous politique a aussi permis à l’exécutif de revenir sur une lettre de Mondex Corporation. Cette société canadienne, spécialisée dans la restitution de biens confinés ou volés, notamment sous le régime nazi, représente des héritiers présumés de Margret Kainer. « Margret Kainer, de confession juive, a fui l’Allemagne nazie avant la Seconde Guerre mondiale et s’est réfugiée avec son époux en Suisse », explique la syndique Nathalie Jaquerod. « Décédée sans enfant ni testament le 18 décembre 1968 à Neuilly-sur-Seine, elle était officiellement domiciliée à Pully ». Faute d’héritiers alors identifiés, le canton et la commune avaient reçu chacun la moitié d’un solde de 12,56 millions de francs en 2005, après le versement de 5 millions à la Norbert Stiftung.
La Municipalité rappelle que la procédure en cours ne porte pas sur des œuvres spoliées par le régime nazi, mais sur cette succession. La justice doit déterminer si le dernier domicile de Margret Kainer se trouvait à Pully ou en France et, par conséquent, quel droit s’applique. La commune a assuré qu’elle se conformerait au jugement définitif.



