Oron – L’athlétisme en Suisse

Enquête de trois élèves du collège d’Oron

Charlotte Garo, Audrey Rittener et Yaël Zürcher, élèves de 10VP1 et 10VP2

Audrey Rittener, Charlotte Garo et Yaël Zürcher | Athlétisme vient du mot grec « Athos » qui signifie combat (contre soi-même). Ce sport se compose de 4 catégories d’épreuves 

– Les courses à pied : sprint individuel ou en relais, demi-fond, fond, marathon, haies, steppe et marche. 

–  Les sauts : longueur, hauteur, perche et triple saut.

–  Les lancers : javelot, poids, disque et marteau.

–  Les épreuves combinées : pentathlon, hexathlon, heptathlon et décathlon.

Les Jeux olympiques modernes ont été créés en 1896 et l’athlétisme a été l’un des premiers sports à devenir une discipline olympique. Les premières traces de concours athlétiques remontent à la Grèce antique. Aujourd’hui encore, c’est une discipline reine des Jeux olympiques. 

L’athlétisme est un sport qui nécessite peu de matériel spécifique et qui développe de manière variée les qualités physiques. 

Les enfants pratiquent ce sport naturellement dès leur plus jeune âge, par exemple lors des récréations quand ils courent, sautent, se lancent des ballons… 

L’athlétisme est un sport physique et mental car les deux éléments sont liés. Par exemple, lorsque l’athlète ressent de la fatigue, il va perdre en concentration et prendre de mauvaises décisions car trop d’informations arrivent à lui. Ce qui peut donner lieu à de la frustration s’il commet des fautes.

L’athlétisme suisse…  

Ces dernières années, les performances de l’athlétisme suisse s’améliorent de plus en plus, que ce soit au niveau européen ou mondial.

Depuis 2010, de nombreuses compétitions comme l’UBS kids cup, le Visana sprint et le Mille Gruyère servent à faire découvrir ce sport aux plus jeunes mais aussi à leur donner la motivation pour travailler plus durement. Ces compétitions servent aussi à découvrir de nouveaux talents qui peuvent être prometteurs pour l’athlétisme suisse. 

Dernièrement, les femmes ont énormément mis en valeur l’athlétisme suisse. Comme cet été, où Mujinga Kambudji et Ajla Del Ponte se sont retrouvées en finale du 100m aux Jeux olympiques de Tokyo ou encore avec le relais féminin suisse 4e au même évènement.  

Au championnat du monde indoor 2022, à Belgrade, la Suisse a été représentée plus que jamais avec trois médailles de Mujinga Kambudji (or sur les 60m), Simon Ehammer (argent en heptathlon) et Loïc Gasch (argent en saut en hauteur). 

Chez les plus jeunes on voit une grande évolution notamment aux championnats du monde U20 (athlètes ayant moins de 20 ans) où 5 athlètes ont grimpé sur le podium en 2021. De plus en plus de jeunes athlètes représentent la nation, ce qui promet un avenir radieux pour l’histoire de l’athlétisme suisse 

L’impact du coronavirus sur les athlètes suisses

En cette période nous avons beaucoup parlé de Covid alors, à votre avis, quel a été son impact sur les athlètes ? Vous vous demandez peut-être ce qu’il s’est passé dans le monde de l’athlétisme.

Eh bien, pour les plus sportifs d’entre vous, nous sommes allées interviewer plusieurs athlètes pour connaître leur vécu à travers cette pandémie mondiale. 

– Marithé Engondo (2002) : saut en hauteur

– Melissa Gutschmidt (2002) : 100m

Yasmin Giger (1999) : 400m et 400m haies

– Angelica Moser (1997) : saut à la perche

Sarah Atcho (1995) : 100m, 200m et relais suisse

– Alaric Jaggi (2006) : multiple

Voici la synthèse des réponses des 6 athlètes à nos questions 

– Avez-vous dû cesser l’athlétisme avec l’arrivée du coronavirus ?

Les stades étaient fermés, tout comme les salles de musculation, donc les entrainements standards ont dû être modifiés pour pouvoir pratiquer leur sport à la maison.

– Si oui, comment vous entrainiez-vous ?

Comme les stades et les salles de musculation étaient fermés lors du confinement, la plupart s’entrainaient sur route ou sur une petite piste de tartans non loin de chez eux. Pour la musculation, la plupart avaient du matériel à la maison pour pouvoir s’entrainer. Chez certains médecins, il y avait de quoi faire de l’exercice, alors les athlètes en profitaient. Les coaches leur envoyaient des programmes pour qu’ils puissent s’entrainer. 

– A quel point la pandémie a touché vos entrainements, camps d’entraînements et compétitions ?  

Le coronavirus a eu un gros impact sur les trois éléments. Pour les entrainements, ils ont dû s’adapter. Les compétitions ont souvent été supprimées ou remises à plus tard en 2020 concernant les compétitions internationales, c’était compliqué, comme il fallait se faire tester à l’aller et au retour. Les camps d’entrainement qui devaient avoir lieu au printemps 2020 ont été annulés et par la suite, il fallait faire des tests PCR.  

– Avez-vous attrapé le Covid ? Si oui, avez-vous eu beaucoup de symptômes ? A la reprise, aviez-vous perdu en condition physique ? 

66,67% de oui. Les athlètes ayant été testés positifs, ont eu des symptômes assez minimes (rhume, toux, maux de tête…), sauf pour une athlète qui a dû complètement faire une pause à cause d’une grande fatigue. 

A la reprise du sport, la condition physique n’a pas été trop touchée sauf pour une autre athlète, qui a trouvé difficile la reprise des compétitions à cause du souffle qui ne suivait pas toujours.

– Quelle a été votre réaction avec l’annulation des JO de Tokyo ?

Trois d’entre eux n’ont pas été touchés personnellement, car ça ne faisait pas partie de leur objectif, mais ils ont trouvé dommage pour les athlètes qui auraient dû y participer. Pour les autres, ça a tout d’abord été difficile d’un point de vue motivation, mais le fait de savoir qu’ils auraient quand même lieu l’année d’après leur a redonné espoir.

– Est-ce que le report des JO en 2021 plutôt qu’en 2020 a changé quelque chose pour vous ?

Trois d’entre eux n’ont pas été touchés par ce changement mais pour les autres, ils ont eu plus de temps pour se préparer, que ce soit physiquement ou mentalement. Pour celles qui s’étaient blessées, c’était une super bonne nouvelle car elles avaient le temps de se remettre de leur blessure avant ce grand événement.

– Pensez-vous avoir perdu au niveau de la motivation personnelle ?

Au début, c’était compliqué de garder le moral, personne ne savait quand ils pourraient vraiment reprendre à 100% leurs activités. Pour les athlètes blessées, le Covid a été une source de motivation vu qu’elles avaient plus de temps pour se préparer.

– Est-ce que votre préparation mentale a été plus difficile que d’habitude ?

Ce n’était pas forcément difficile, mais surtout différent. Ils avaient plus de temps pour penser à eux et faire des activités personnelles. Pour certains, le confinement leur a apporté plus de motivation car la soif de recommencer était très présente.

– Est-ce que la pandémie vous a apporté quelque chose de positif ?

83,33% de oui. La pandémie leur a laissé plus de temps pour planifier leur saison, travailler sur eux-mêmes mentalement et physiquement, récupérer, se concentrer sur les blessures et/ou troubles alimentaires, découvrir/améliorer certaines techniques et disciplines…

– Avez-vous des craintes concernant votre sport ?

83,33% de non. Une athlète a verbalisé sa peur d’à nouveau attraper le Covid et d’une nouvelle pandémie. Les autres sont assez confiants pour le futur. 

Qu’avez-vous ressenti suite à l’obligation du vaccin pour pouvoir participer aux compétitions ?

Une des athlètes était contre le vaccin à sa sortie mais après un moment, elle s’est dit que c’était peut-être une piste pour combattre cette maladie. Après la troisième dose, elle ne tient pas à en refaire à cause des complications vécues. En Suisse, la vaccination n’était pas obligatoire pour pouvoir participer aux compétitions nationales.

– Avez-vous envie d’ajouter quelque chose ? Un commentaire ou une information supplémentaire ?

D’après Alaric Jaggi, « malgré les conditions difficiles de cette pandémie, il ne faut pas laisser tomber le sport car vous n’y arriverez pas aussi bien que vous l’espérez. Il ne faut pas oublier que vous n’avez pas pu vous entrainer comme d’habitude ! ». 

Sarah Atcho a fait la remarque suivante « c’est intéressant de parler d’athlétisme pour une fois et non de foot ».

Conclusions 

Pour conclure, l’impact du coronavirus sur les athlètes en Suisse a été relativement fort, mais les athlètes ont quand même gardé une certaine liberté malgré cette situation. Durant le confinement, ils pouvaient continuer à s’entraîner de différentes manières chacun de leur côté. Quand les restrictions sont devenues plus « handicapantes », ils ont dû trouver de nouveaux buts, ce qui leur a permis d’avancer et de s’améliorer dans leurs disciplines ou d’en découvrir de nouvelles. Cette période a été particulièrement éprouvante et les athlètes ont dû fournir des efforts mentaux supplémentaires, car il fallait garder espoir sans savoir ce que le futur leur réservait. 

Aujourd’hui, an 2022, nous pouvons constater que le Covid a apporté une nouvelle source d’énergie dans le monde athlétique. L’athlétisme suisse a franchi beaucoup de paliers sur une courte durée, ce que nous pouvons constater en observant les performances de ces derniers mois.

Et si vous voulez plus de renseignements 

nous vous conseillions d’aller sur :

http://www.athle.ch ou encore

https://www.swiss-athletics.ch/fr/

où les informations sont riches.