Oron-la-Ville – Un grand merci de la part d’Isabelle, Enzo et de leurs amis
« Aujourd’hui, Enzo va bien. Il a maintenant 18 ans et il s’est bien remis de ses brûlures. Il a entamé un apprentissage de mécanicien auto. Je tenais vraiment à remercier celles et ceux qui nous ont soutenus financièrement et moralement pendant cette épreuve, notamment à travers l’association Unis par le Cœur. Pour exprimer ma gratitude, moi qui ne suis pas sportive, je vais participer au Triathlon de Lausanne, ce samedi 29 août, dans la catégorie Découverte. Faire cet effort, c’est ma modeste façon de dire MERCI ! »

Infirmière au CMS Oron, Isabelle se souvient encore douloureusement de cette funeste nuit du 1er janvier : « Enzo avait pris une nuit d’hôtel à Sierre pour fêter le nouvel-an à Crans-Montana, avec des amis. A minuit, il m’avait envoyé un message pour me souhaiter bonne année. Rassurée, je m’étais endormie. A mon réveil, vers 5h30, je ne me suis pas tout de suite inquiétée. J’ai tenté de le joindre, sans résultat. Puis j’ai découvert en parcourant Internet ce qui s’était passé au Constellation. J’ai alors été complètement prise de panique ! »
Folle d’inquiétude, ignorant où son fils avait passé le cap de l’an nouveau, cette maman-célibataire appelle aussitôt le no d’urgence. En vain ! La confusion est encore totale. « Mais vers 6h30, j’ai reçu un appel de l’ambulancier qui conduisait mon fils à l’hôpital de Fribourg. Il était vivant mais j’ignorais la gravité de ses blessures. J’ai appelé l’hôpital, mais à l’accueil, le personnel n’était pas encore au courant. Ce n’est que plus tard que la confirmation est arrivée », raconte Isabelle d’une voix douce.
Grièvement brûlé aux membres et au visage, Enzo est très vite transféré à Genève, aux HUG, puis dans un centre spécialisé, à Lyon, en France. Il n’en sortira que plusieurs semaines plus tard. « En apprenant ce qui s’était passé, dans les jours qui ont suivi l’incendie, mes collègues du CMS ont créé l’association Unis par le Cœur, afin de réunir des fonds pour soutenir les familles d’Enzo et de ses amis (voir Le Courrier du 22 janvier). L’élan de solidarité fut incroyable. Aujourd’hui, l’association, Enzo et moi tenons à remercier les contributeurs de tout cœur », souligne Isabelle.
Après toutes ces éprouvantes et cruelles épreuves, cette maman et son fils retrouvent progressivement leur joie de vivre. Par bonheur, sur son visage, Enzo, ne garde aucune séquelle de ses lésions. Mais il reste encore profondément marqué par le traumatisme subi.
Et comment ne pas songer que pour les familles d’autres jeunes victimes, blessées ou disparues, la douleur reste vive, insupportable ! Le dossier de l’incendie du Constellation est loin, très loin d’être refermé…



