Courrier des lecteurs
« Vive les paysans, paix aux hommes, mort aux papiers »
J.-F. Potterat, Cully | C’est le cri de paysans un peu plus activistes que d’autres qui résonne dans la Baronnie de La Sarraz dès 1793, cela 5 ans avant la révolution de 1798 et 9 ans avant la révolte des Bourla-Papey (Brûle-papier) dans le canton de Vaud.
Qu’elles étaient la signification d’alors de ces trois exhortations ?
« Vive les paysans » n’était certainement pas un cri d’autosatisfaction mais signifiait plutôt que les paysans devaient pouvoir vivre de leur labeur pour que « la paix aux hommes » soit assurée et que pour cela « mort aux papiers », ceux-ci représentant les privilèges, dîmes et autres censes dus à l’occupant bernois.
Bien sûr, l’époque a changé, mais en est-on si sûr ?
« Vive les paysans » tout le monde le dit haut et fort à commencer par la grande distribution. Elle sait l’utiliser dans ses campagnes de publicité à grand renfort d’images de paysages idylliques, encensant des paysans ou vignerons souriants, souvent un peu jaune vu la pression qu’exerce cette même grande distribution sur les prix auprès des producteurs ou groupement de producteurs.
Il doit y avoir aussi une prise de conscience des consommateurs. C’est très louable de soutenir le monde agricole lors des votations concernant les incessantes initiatives qui secouent le monde agricole. Merci pour cela. Mais il faut, dans la mesure du possible, que ces soutiens se traduisent en actes lors d’achats. Un début de mouvement semble se dessiner allant dans le bon sens.
Quant au « mort aux papiers » Il suffit de consulter l’Ordonnance sur les paiements directs (OPD) et tous les règlements joints à tour de bras au fil du temps pour comprendre le sens de ce cri qui reste encore et toujours d’actualité aujourd’hui.
C’est pourquoi, un NON clair est impératif lors de la votation sur l’alimentation du 27 septembre prochain.



