La synergie du « nous »

Luc Grandsimon | A l’occasion du scrutin du 8 mars prochain, nous sommes allés rencontrer Gilbert Cuttelod, municipal et syndic, pour parler de son soutien à la candidature de Christophe Chaillet comme municipal et de son attachement à la commune de Servion.

« Quand j’ai commencé à exercer la fonction de municipal, la commune ne faisait que 300 habitants, maintenant nous sommes plus de 1800 »
Une phrase importante qui marque l’implication de la Municipalité dans la vie communale. «Cela fait 34 ans que je suis municipal. Avant, j’étais président du Conseil général en 1973 mais aussi président de la commission scolaire. Je suis syndic depuis 2006.»
Si nous lui demandons si de toute sa carrière, il a quelques anecdotes, il répond avec un sourire: «Le problème du bruit des cloches de vaches, les problèmes du clocher de l’église, la taxe sur les chiens qui a entraîné un débat si la taxe était la même si les chiens étaient fermiers… Finalement rien d’extraordinaire et de vraiment original pour une commune.»

Un réaménagement important pour que la commune arrive à ce qu’elle est maintenant
«Nous avions du pain sur la planche. C’est la synergie du «nous» qui fait prospérer une commune, pas le «je». Je suis une personne assez critique, donc quand au bout de 7-8 ans de présidence du Conseil général, je me suis vu proposé un poste de municipal, j’ai dit «oui».
Le syndic Gilbert Cuttelod avait, avant d’être municipal, commencé à rédiger un compte-rendu sur la faiblesse du téléréseau dans la commune. Actuellement le téléréseau est partagé avec celui de Lausanne.
«Pour moi, il est important de travailler en équipe. L’augmentation de l’éclairage public, la construction d’une poste, car celle-ci était avant située dans la villa d’un particulier, la construction de bâtiments communaux, tous ces projets n’avaient qu’un but: équiper un village qui ne l’était pas. Ce but n’aurait jamais pu être accompli par une seule personne. Nous sommes fiers d’avoir aussi remis des traditions comme la «fête du vin cuit». C’est un moment idéal pour amener des personnes à se rencontrer. La population est invitée à cuisiner des plats «Saveurs du monde» que chacun présente. Une idée qui permet aux nouveaux arrivants de se faire connaître. Nous avons ainsi découvert des mets du Brésil, de Honk-Kong, Espagne, Italie, Saint-Gall… La majeure partie des habitants jouent le jeu. Il y a toujours des récalcitrants qui considèrent que Servion est une ville dortoir mais nous nous battons pour éviter que ce soit le cas.
«Lorsque nous avions fusionné avec la commune des Cullayes le 1er janvier 2012, notre but n’était pas de devenir une plus grosse commune. Nous voulions savoir ce que cette fusion pouvait amener de positif pour la population. Elle s’est passée très bien, car tout le monde savait que l’intérêt de la population a toujours primé pour nous sur le reste. Notre taux d’impôts reste stable et la population sait que cet argent est pour investir dans la commune et non pour qu’il s’amasse dans le compte communal.»

Responsabiliser la jeunesse
«C’est aussi une de nos fiertés. Nous voulions réaliser quelque chose pour la jeunesse qui a juste titre se plaignait qu’il n’existait pas d’infrastructure pour eux. Qui de mieux placé qu’eux pour réaliser ce qu’ils désiraient? Nous leur avons demandé ce qu’ils aimeraient comme moyen de se divertir dans la ville. Ils sont venus avec des projets et nous leur avons dit de faire les démarches pour le financement, et de trouver l’entreprise qui réalisera les travaux. Ils ont tous joué admirablement le jeu et se sont même investis en surveillant l’avancée du chantier. Nous n’avons eu aucune dépravation sur le terrain de sport ainsi construit. Normal, c’était leur travail. Nous avons réitéré l’expérience avec le skate-park situé aux Cullayes. Un skate-park qui sera inauguré en avril de cette année.»

L’investissement est important dans la vie d’une commune
«Je regrette que pour le poste de municipal, il n’y ait pas plus de candidats. Si seul Christophe Chaillet se présente, il sera élu tacitement sans avoir besoin de passer par un scrutin. Je précise que même si je soutiens sa candidature, la liste reste ouverte et je ne cherche pas à influencer avec mon choix la population. Christophe Chaillet est un enfant de Servion et fortement ancré dans la commune. L’équipe va devoir travailler avec une nouvelle personne. Il est important que l’ambiance de travail soit bonne. Il y a encore des projets pour la commune comme la création d’une école l’année prochaine, un projet d’infrastructure routière et bien d’autres projets pour améliorer la vie des habitants. Nous accueillons 240’000 visiteurs avec le Zoo et le Tropiquarium, nous plaçant je crois comme deuxième lieu visité après le château de Chillon. Et bien sûr, n’oublions pas le théâtre Barnabé.

Nous avons discuté avec Christophe Chaillet, directeur administratif depuis 20 ans du célèbre «Théâtre Barnabé».
«Le municipal Cédric Matthey est venu me trouver en début d’année pour me demander si j’étais intéressé par le poste de municipal. Après quelques jours de réflexions, j’ai accepté la proposition et me voilà candidat. Les problèmes d’investissements dans la vie communale ne sont malheureusement pas propres à Servion. Trouver un successeur est toujours difficile, en particulier dans le monde associatif. Nous verrons dans le cas où je suis élu si je suis à la hauteur de la tâche qui me sera confiée.»
Election complémentaire d’un(e) conseiller(ère) municipal(e)
Dimanche 8 mars 2015