Guide touristique, une affaire de sécurité

Antonio Costa | Métier très en vogue, le guide touristique est très apprécié des touristes, et de plus en plus de personnes optent pour une formation dans le domaine. Mais derrière ces merveilleuses balades qui sont parfois de courte durée, il y a des semaines de préparation. Repérages, mesures de sécurité, tout est pris en compte pour le confort du promeneur.

Lavaux, vignoble en terrasse classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, façonné par l’homme au XIe siècle, est incontestablement l’une des plus belles régions viticoles au monde. De Lausanne à Montreux, sur les bords du Léman, des vignerons se transmettent leur savoir-faire de la vigne, de générations en générations afin de donner aux vins de Lavaux leur identité propre. Mais en Lavaux, il n’y a pas que des vignerons. Votre nouvelle rubrique hebdomadaire va à la rencontre de ces femmes et ces hommes qui ne sont pas vignerons, mais qui apportent aussi à cette région leur savoir-faire.

Des semaines de préparation pour une randonnée
Spécialiste d’un site, d’une ville ou d’une région, le guide touristique exerce son métier dans le cadre de visites d’un jour et de nuit ou de circuits découverte d’une région. La demande de plus en plus forte de la part des clients – car aujourd’hui il n’y a pas que les touristes qui font appel à eux – fait que certains s’orientent vers les voyages d’exploration, voire d’aventure et sont même amenés à organiser et à diriger des expéditions.
Dominique Jaton est guide touristique depuis plusieurs années. Après une formation d’accompagnatrice de randonnée qui a duré 2 ans et, qui donne lieu à un brevet fédéral d’accompagnateur en randonnée, elle accompagne des personnes ou des groupes (familles, entreprises, etc.) pour des activités organisées qui peuvent être sportives, récréatives ou culturelles. Pendant ses randonnées, Dominique Jaton commente les excursions et attirent l’attention des participants sur les sites et les monuments intéressants, l’histoire des lieux, la culture locale et bien d’autres aspects.
«Nous devons tenir compte des conditions physiques des promeneurs, s’assurer que les lieux où on les amène et les chemins que l’on prend soient sans risques pour eux», nous confie Dominique Jaton. «En fonction des demandes et des capacités, plusieurs chemins et options doivent être pris. Pour certaines excursions, il faut des semaines de préparations.»
Les guides doivent établir un programme en fonction du nombre de participants, de leurs attentes, de leur provenance, de leurs aptitudes physiques (âge, condition physique), le traduire en plusieurs langues si nécessaire. Ils organisent le transport, l’hébergement et la restauration, ils s’occupent des réservations. Ils recueillent des informations et, selon l’objectif de l’excursion ou du voyage, sélectionnent des documents ayant trait à l’histoire, la culture, la société, la faune et la flore de la région.
Une façon de découvrir une ville, une région à laquelle les promeneurs font de plus en plus appel. Le métier de guide a de l’avenir et non pas que pour le plaisir des touristes.