Jorat-Mézières – L’Encadreur pose ses cadres sur les rives du lac de Neuchâtel

Expo-vente les 24 et 25 octobre à la salle de la paroisse

L’Encadreur du Jorat

Voilà 35 ans qu’il embellit les œuvres du Jorat et des régions voisines. Installé à la rue du Théâtre à Mézières depuis 1985, l’Encadreur du Jorat déplacera son atelier au bord du lac en fin d’année. Anthony Guyot troquera ainsi les 742 mètres d’altitude du village de Jorat-Mézières contre les 448 d’Estavayer-le-Lac, dès la fin décembre. Pour marquer l’événement, ses créations sont présentées en expo-vente ce week-end à la paroisse de Jorat-Mézières.

Tombé dedans enfant

Bercé par le monde artistique depuis sa prime jeunesse, ce sont ses parents qui lui ont donné le goût de l’esthétisme. Une histoire de famille car Marc Guyot, ébéniste et grand-père d’Anthony, a fondé les meubles Mon Foyer. Une enseigne qui accompagne toujours aujourd’hui de nombreux intérieurs de Suisse romande. Enfant, Anthony Guyot a passé la majeure partie de son temps avec son père. Entre les travaux de tapissier-décorateur, de mécanique automobile et les tâches administratives de fondé de pouvoir, le jeune homme découvre les variétés qu’offre la vie. De son côté, sa mère lui transmet l’aspect critique pour les belles choses comme la musique, la peinture et l’art sculptural. « J’ai eu la chance d’avoir des parents passionnés ». Après avoir débuté un apprentissage de menuisier en 1978, le désormais Encadreur du Jorat réalise qu’il est important de faire ce que l’on aime dans la vie. Une philosophie qui l’amènera à se tourner vers la pratique de doreur – apprêteur. « Ce métier offre de belles perspectives créatives, c’est cela qui m’a tout de suite séduit ». Afin de s’orienter dans le métier d’encadreur, Anthony Guyot côtoiera un professeur de dorure bernois renommé pendant quatre années, Rudolph Berger. Une expérience qui permettra au jeune passionné de se perfectionner en histoire de l’art, restauration de peintures et, bien sûr, en création de cadres. A son retour en 1985, Anthony Guyot ouvre son atelier de doreur – apprêteur à Mézières. Toujours en quête de challenges, il enseigne les cours pratiques aux apprentis du Centre professionnel de Vevey de 2007 à 2010. 

La pose d’une feuille d’argent sur un cadre d’une caisse américaine

Un choix médiéval

Chargée d’histoire et d’artisans en tous genres, la ville fortifiée d’Estavayer-le-Lac accueillera en fin d’année déjà le savoir-faire d’Anthony Guyot. Entre pavés et murailles, le futur atelier se situera à la rue de la Gare 3. « C’est un client qui me suit depuis les débuts qui m’a présenté les locaux. L’ambiance des lieux m’a immédiatement fasciné ». Un lieu de travail qui ne sera pas fondamentalement plus grand ou plus large qu’à Jorat-Mézières, mais qui permettra d’être immergé dans le monde de l’encadrement. Car une fois la porte d’entrée franchie, les visiteurs seront projetés directement dans l’atelier. Ce lieu permettra de voir l’artiste à l’œuvre et d’observer des techniques antiques. « Mon histoire se déplace, le Jorat voyage dans les chef-lieu de la Broye ». Ce nouveau challenge offrira également l’opportunité de mettre en évidence une œuvre unique: l’enseigne de l’Encadreur transportera avec elle l’esprit du Jorat et son côté historique. Car malgré le déplacement de l’atelier de dorure en terres broyardes, Anthony Guyot a la volonté de garder le même nom. « L’Encadreur du Jorat restera l’Encadreur du Jorat ». 

Grande vente

Pour célébrer le départ imminent, les créations d’Anthony Guyot seront mises en vente du 24 au 25 octobre. L’artisan exposera la totalité de ses pièces à la paroisse de Jorat-Mézières (des masques ainsi que du gel hydro-alcoolique seront disponibles à l’entrée afin de ne prendre aucun risque sanitaire). De 9 heures à 17 heures non-stop, la vente permettra entre autres d’acquérir cadres, gravures, sculptures, livres d’art et autres créations. Si cette manifestation présente 35 ans de métier d’art, l’activité de l’Encadreur du Jorat ne s’arrête pas là. Car le magasin de la rue du Théâtre 20 restera actif jusqu’à fin décembre, avant de reprendre du service dans les remparts d’Estavayer-le-Lac.