Jorat – « Robin des Fermes » décoche de son carquois les outils digitaux

Contre l’injustice et pour simplifier la vente directe

Sonia, François, Tanguy, Lisette et Jérôme (manquent : Jennifer et Michaël)

Gil. Colliard | Des exigences toujours plus grandes, des marges qui rétrécissent au fil des ans, nos producteurs sont les serfs modernes de notre société de consommation qui n’octroie plus qu’un maigre revenu à ceux qui la nourrissent. Triste constat ! Comment laisser une part décente à ceux qui produisent et leur permettre de vivre de leur travail ? Un combat qui a motivé la bande à « Robin des Fermes » à sortir arcs et flèches et à rallier à cette noble cause les acteurs responsables en prenant part à la plate-forme de financement participatif « Yes We Farm ». 

Rapprocher et simplifier la vente directe

La Suisse fait partie des pays d’Europe dont la part du budget dédiée à l’alimentation est la plus basse. De plus, les marges des gros distributeurs y figurent parmi les plus élevées. Face à ces paradoxes, un groupe de jeunes joratoises et joratois s’est mué en justicier sous le nom évocateur de « Robin des Fermes ». Son combat: faciliter la vente directe pour affranchir les producteurs du joug des grands distributeurs, à l’aide d’un outil digital qui permettra à la fois au consommateur de trouver, commander, payer et recevoir facilement des produits locaux et de saison et au producteur de mettre en place un système de vente directe tout en l’accompagnant dans la promotion de ses articles. « Nous bûchons depuis trois ans sur un système pour que l’argent aille directement du consommateur dans la bonne poche. Les freins, qui empêchent le décollage de la vente directe, côté consommateurs de la part des producteurs ont été identifiés : manque de temps, habitudes, localisation dispersée, manque de visibilité. Nous apportons une réponse aux difficultés de communication et de logistique en nous chargeant de la promotion et en créant un partenariat avec La Poste, permettant d’amener les produits à bon port. Je crois en ce projet, j’y ai investi mes économies » défend avec enthousiasme Tanguy Ecoffey, jeune entrepreneur qui a su s’entourer des bonnes personnes pour former la bande à « Robin des Fermes », 3 jeunes femmes et 4 jeunes hommes de 25 à 45 ans. 

Un financement participatif pour lancer l’aventure

Cependant, les outils digitaux coûtent plus cher qu’un arc et des flèches. C’est pourquoi, la bande a lancé en novembre une campagne de financement participatif sur le site « Yes We Farm » avec un objectif à Fr. 30’000.- . Si le montant est atteint, il sera utilisé pour financer le développement de la plateforme et couvrir une partie des coûts de production. Les indicateurs sont positifs se réjouit le fondateur « à la moitié du délai imparti, nous avions atteint plus du 50% de la somme. Nous sommes sur la bonne voie pour que notre plateforme soit active en février prochain. Nous avons déjà une dizaine de producteurs assurés, de Forel, Puidoux, Ropraz, Carrouge et Aran entre autres ». Un appel est donc lancé à toutes les personnes désireuses de consommer local, simplement en achetant avec quelques « clics », des produits frais livrés à domicile ou à s’approvisionner en allant à la rencontre des producteurs qui auront à cœur de leur présenter leur exploitation, mais aussi aux agriculteurs, maraîchers, vignerons, pêcheurs et autres apiculteurs régionaux qui veulent apparaître dans cette future vitrine virtuelle. A partir de 50 francs chacun peut lancer sa première flèche dans la cible du site participatif « Yes We Farm » afin de permettre à la bande de « Robin des Fermes » d’apporter plus de justice à ceux qui nous nourrissent.

Plus d’infos sur : www.robindesfermes.ch

Lien vers le financement participatif : www.yeswefarm.ch/fr/project/detail/76

Contacts : Tanguy Ecoffey – fondateur 079 674 63 69 – tanguy@robindesfermes.ch – Lisette Nicod, responsable communication 078 660 13 49 – lisette@robindesfermes.ch