Etonnant – Citius, altius, fortius
Toi le sportif, si tu ne sais pas veiller sur ta santé, ton cœur y veillera

Pierre Scheidegger Panathlon-Club de Lausanne | En cette période intéressante des Jeux olympiques, il est peut-être nécessaire de se souvenir des prémices désirés par le premier Comité olympique, voilà plus de 130 ans. Une réflexion pas si évidente au vu de l’évolution tant de la société, que du sport soit : « L’Olympisme cherche à créer une manière de vivre à partir de la joie de l’effort et du respect des principes fondamentaux de l’éthique universelle ».
Et aujourd’hui ?
Si, dans le fond, le souhait de cœur est de respecter le rôle fondamental du sport, on doit reconnaître que ce dernier s’est véritablement modernisé, cependant pas toujours au profit du sportif ou de la sportive.
Il est vrai la « violence » et l’exigence qui sont impliquées à l’athlète ne peut malheureusement se définir, de plus souvent cachés, si ce n’est de vivre et supporter un certain nombre de traumatismes… parfois sans retour. Sans retour au plaisir de pratiquer son sport.
Pourquoi ?
Tous les sportifs de toutes disciplines sont sujets à subir une fois ou l’autre un arrêt momentané ou définitif. Situation en relation à l’excès non seulement physique souvent accepté qui peut atteindre le psychisme. Est-ce l’évolution constante de la société ? Il est difficile d’y répondre d’autant plus que le sportif, la sportive doivent accepter tous les aléas inhérents à leur statut.
Ils, elles l’ont vécu
*** Il fut adulé, il fut le meilleur, une vraie force de la nature. Il gagna toutes les compétions en toutes situations. Il joua plus de vingt ans. Un jour, il avoua que chaque matin, il lui fallait près de trois quarts d’heure pour se lever… tant son corps le faisait souffrir.
*** Son sport, il l’a pratiqué au plus haut niveau plus de dix ans. Adulé, admiré, aimable et sociable. Il fut capitaine de son équipe nationale « chouchouté » par le public. Le monde médical lui suggéra de poser le maillot. A quarante ans, les traumatismes crâniens lui enlevèrent jusqu’au souvenir de sa carrière.
*** A sa naissance, les dieux de l’Olympe étaient certainement au bord de son berceau. Plus que douée, elle accepta le professionnalisme du sport qu’elle appréciait par-dessus tout.
Elle n’avait pas vingt ans et durant plus de dix années de compétition, elle a tout gagné, du championnat de son pays et à toutes compétitions ouvertes à son sport. Puis, il y a eu la fatigue du champion qui l’obligea à prendre une décision plus que difficile : arrêter.
Quelques années de grand silence… et l’attrait du souvenir d’une vie de championne la dérouta de la sagesse, mais son corps n’était peut-être plus tout à fait d’accord de subir à nouveau les violences des entraînements et surtout des compétitions où le faux pas est interdit. Quelques mois plus tard… un premier accident. Grave. Quinze jours avant les JO.
Pourquoi a-t-elle pris la décision de prendre le risque d’y participer ? Est-ce l’orgueil d’être une idole adulée. Là, le mystère reste, obligeant plus qu’une réflexion découlant des images terribles d’une nouvelle chute dont l’horreur sera peut-être pour beaucoup, le seul souvenir de sa carrière sportive.
D’une importance capitale
« En aucun cas n’actualisons la critique négative. Cependant soyons conscients que chaque sport peut déclencher un risque de traumatismes sévères parfois irrémédiables. Cela doit nous insister à respecter le refus de tout abus pouvant devenir négatifs pour notre jeunesse. »
Avec respect
Plus vite
Plus haut
Plus fort…
Ensemble


