Deux lauriers Terravin pas usurpés

JPG | Pour les «8es Lauriers de Platine Terravin», deux chasselas présentés au concours de dégustation par Maude et Simon Vogel, de Grandvaux, occupent les 2e et 3e places, sur 16 vins présélectionnés. Un Ollon, Tastegrain, figurait encore parmi ces 16 finalistes. Ces mêmes 16 vins sont issus d’un lot de 150 chasselas ayant obtenu le «label Or Terravin». Ce sont respectivement les appellations Domaine Croix Duplex, Epesses Grand cru et le Calamin AOC Grand cru qui ont flatté les papilles d’un jury composé de professionnels de la branche et de journalistes dégustateurs (chevronnés de l’œnologie, de la sommellerie et du journalisme spécialisé), appliquant une méthode rigoureuse de sélection à l’aveugle. Autant dire que ce classement est hautement mérité! Ne soyons pas chauvins: si ces deux grands crus sont représentatifs de Lavaux, c’est la Cave Bolle & Cie SA, avec son La Côte AOC, Féchy, Filet d’Or, qui est arrivée en tête.
Nous avons rencontré Maude et Simon Vogel, encore tout émus de cette reconnaissance de leur travail et des récompenses reçues le 19 novembre, en présence du conseiller d’Etat Philippe Leuba et du chef Benoît Violier, ce dernier parrain de ces 8es lauriers de platine. Depuis la première édition, ils ont toujours eu un ou plusieurs vins retenus parmi les 16 finalistes. De plus, en 2010, ils ont été sur la première marche du podium pour leur Calamin qui a été élu meilleur chasselas vaudois Terravin du millésime 2009. Le but qu’ils s’étaient alors fixé était celui de recevoir une nouvelle récompense dans les dix ans. C’est donc chose faite et on peut alors parler d’une belle conscience professionnelle dans la durée et l’excellence.
Pour les lauréats, c’est une belle récompense et motivant humainement parlant. Ce classement 2015 montre que de grandes caves peuvent aussi être synonymes de qualité. Ces résultats leur donnent une visibilité, mettent en valeur les vins vaudois et tout particulièrement avec le chasselas puisque les lauréats son issus de trois terroirs différents. Ces appréciations qualitatives, par la rigueur et le nombre de dégustations (8 à 9), permettent de dire qu’elles dépassent largement le cadre cantonal.