Bourg-en-Lavaux – Cully Jazz
la scène où se croisent générations et inspirations






Wesley Aza | MLa 44e édition du Cully Jazz Festival a tiré sa révérence le samedi 10 avril, après une semaine à faire vibrer les ruelles du village au rythme des improvisations et des rencontres. Sur place, Le Check est allé à la rencontre de celles et ceux qui font battre le cœur de l’événement : artistes confirmé·e·s, jeunes talents en devenir et technicien·ne·s en formation.
Parmi eux, le groupe Eleana, en résidence durant toute la durée du festival dans l’incontournable Caveau des Vignerons, incarne cette nouvelle génération qui s’approprie le jazz avec fraîcheur et audace. Considéré comme un rendez-vous incontournable des scènes locales et internationales, le festival a une nouvelle fois transformé Cully en véritable carrefour musical.
Nous avons notamment échangé avec Gabi Hartmann et Manon Mullener, pour qui il s’agissait d’une première expérience à Cully. Présentes le même soir aux côtés du virtuose Richard Bona, elles décrivent une ambiance unique : « On a presque l’impression d’être en vacances en arrivant. » Un cadre inspirant, au point d’immortaliser l’instant dès les premières minutes face au paysage du Léman. Gabi Hartmann évoque quant à elle un festival « rare », difficile à comparer avec ce qui se fait ailleurs, notamment en France.
Au-delà de la scène, le Cully Jazz se révèle aussi être un véritable tremplin. Jeunes musicien·ne·s et technicien·ne·s y trouvent un terrain d’apprentissage concret, entre défis, premières expériences et création de réseau. « C’est ici qu’on fait nos armes », confie Noa, apprentie techniscéniste à la Manufacture, les yeux brillants.
A l’heure où la musique évolue et où l’intelligence artificielle s’invite dans les débats, les artistes restent attachés à l’essentiel. Natan, pianiste et chanteur du groupe Eleana, rappelle l’importance de ne jamais perdre de vue le sens de la création. Une conviction largement partagée, même si certains positionnements divergent : pour Gabi Hartmann, l’IA n’a tout simplement pas sa place dans son processus artistique.
Entre tradition et renouveau, le Cully Jazz confirme une fois encore qu’il est bien plus qu’un festival : un lieu de passage, d’échange et d’inspiration .


