A la rencontre des gens d’ici
Alice à Rivaz

« J’ai grandi à South Bend, une ville de l’Indiana aux Etats-Unis. Je me suis très vite intéressée à la biologie. J’y ai consacré mes études et me suis spécialisée en oncologie. Avec mon mari Timothy, nous sommes arrivés en Suisse il y a 28 ans, pour raisons professionnelles. Nous nous sommes installés à Rivaz. Nous avons été totalement séduits par la région et la vue sur le lac. Le coin est vraiment magnifique. »
Après avoir travaillé en laboratoire, à Epalinges notamment, Alice Emery-Goodman est aujourd’hui une collaboratrice administrative clé de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), reconnue pour son rôle moteur dans le programme de recherche « Summer Research Program » de la Faculté des sciences de la vie. Ce programme sélectif offre à des étudiants internationaux de niveau Bachelor ou de première année de Master une immersion intensive de huit semaines en laboratoire.
Modeste, cette maman de deux grandes filles, aujourd’hui adultes, s’est bien gardée de nous signaler qu’il y a deux ans, elle avait reçu le Prix de l’engagement exceptionnel de l’EPFL pour son dévouement à l’endroit des étudiants. Mais elle s’est montrée plutôt volubile sur ses loisirs et ses engagements : « J’ai chanté autrefois en chorale, mais aujourd’hui le temps me manque. En revanche, avec mon époux, nous sommes fans de longues virées en canoë sur le lac », nous a-t-elle confiée avec une pointe d’accent qui ne trompe guère sur les origines anglo-saxonnes de cette Suissesse d’adoption.
Membre de l’Eglise écossaise de Lausanne (The Scots Kirk), une paroisse de tradition protestante presbytérienne, et portée par sa foi chrétienne, Alice s’est aujourd’hui investie aux côtés de l’association caritative britannique Medical Aid for Palestinians (MAP), reconnue par l’ONU. Cette organisation non gouvernementale s’est donnée pour mission de fournir des soins de santé et de l’aide médicale aux familles palestiniennes de Gaza, de Cisjordanie et du Liban.
« Je me suis lancée dans la course ‘Striders for Palestinians 2026’ de 186 km pour soutenir une collecte de fonds au profit de cette association. Pendant six semaines, je cours environ 31 km par semaine pour atteindre cet objectif. La distance symbolique de 186km, c’est celle qui sépare Naplouse, en Cisjordanie, du sud de la bande de Gaza. L’objectif est de récolter de l’argent auprès de celles et ceux qui me soutiennent pour financer les soins de santé et l’aide humanitaire d’urgence », explique-t-elle. Elle précise : « Je cours principalement dans notre magnifique région, entre Cully, Puidoux et Chardonne ».
Merci de votre accueil souriant, Alice, et tous nos vœux pour le suite…



