15 ans et probant à vélo

Thomas Christen | Le jeune Oronais, futur charpentier, exerce le VTT depuis déjà 8 ans. Le temps passe, chaque saison se complexifie et s’intensifie, Kevin se met à gravir les échelons à vélo. Champion romand, apprenant de ce sport tout terrain, il est précoce. L’année prochaine, il pourrait même être suivi par un coach personnel. Il entretient d’ores et déjà de bonnes relations avec des aidants, les Francey et Cramatte de chez Marginal Sport. C’est dire si le coureur de la Pédale bulloise, qui s’entraîne pas moins de 9 heures par semaine, est attendu à un niveau d’excellence. Entretien avec Kevin Etter, qui retrace quelques traits de sa saison.

Thomas Christen: Kevin, une nouvelle saison s’est achevée, peux-tu m’en dire plus sur son déroulement ?
Kevin Etter: J’ai participé à trois championnats: les BMC Racing Cups qui sont les coupes suisses, la coupe romande appelée Garmin Bike Cup (GBC), et enfin les coupes fribourgeoises. Sur la saison, j’avais trois objectifs. Je voulais gagner la Garmin. Mon second objectif était de finir premier lors de la Glèbe Bike. Pour terminer, lors de l’ultime coupe suisse à Bâle, je visais le top 20, mais j’ai raté le coche puisque j’ai fait 41e. Cette course était, au niveau suisse, pas évidente! Les vététistes pouvaient venir d’Autriche ou encore d’Allemagne.

TC: Justement, à ce niveau, était-ce ton meilleur résultat?
KE: Non, une course s’est déroulée à Montsevelier dans le canton du Jura, et j’y ai enregistré une 31e place.

TC: Raconte-moi ton ultime victoire, le 4 octobre dernier.
KE: Lors de la 8e course sur les 10 de la GBC, je menais au classement général, mais mon concurrent direct m’est passé devant lors de l’ultime course. Nous
avions au final seulement 10 points d’écart, ce qui est vraiment rien. Du coup, lors du dernier événement à Noirmont, le 4 octobre justement, j’étais obligé de terminer premier. Je m’étais pas mal préparé pour cette course afin de gagner le championnat, et malgré la pression, j’ai atteint mon objectif assez facilement.

TC: Dis-moi comment s’est passée la journée de recherche de talents.
KE: Je me suis rendu à Huttwil, dans un groupement des meilleurs jeunes Romands. Il nous arrive de nous entraîner ensemble. Pour pouvoir entrer, il faut passer des tests organisés par Swiss Cycling. J’ai dû effectuer le Motoring Test, où plusieurs épreuves sont proposées. On est jugé au niveau technique, puis un 4×3 km évalue notre endurance et progression.

TC: Penses-tu pouvoir être sélectionné?
KE: Je me trouvais meilleur aux entraînements, mais ne sait-on jamais! J’attends les sélections pour les équipes nationales et régionales. Je pense que ce sera difficile sur le plan national pour cette fois, par contre j’espère entrer à Talent Romandie.

TC: A 15 ans, que faut-il pour être au top?
KE: Je dirai qu’il faut un peu de chance. Mes courses suisses ont été noircies par des chutes et des problèmes mécaniques. Et quand tu prends l’habitude de partir en dernière ligne, ça devient évidemment difficile, à cause du retard que tu accumules. A mon avis, il faut aussi savoir gérer la pression, c’est capital.
TC: Comment va se dérouler l’hiver d’un jeune vététiste?
KE: Les prochains mois, j’irai courir pour garder mon endurance, je vais aussi skier et faire de la peau de phoque. Le tout, pour maintenir une certaine forme en vue de la suite!