Voilà-voilà qu’ça r’commence
Rentrée bien peinard et conventionnelle dans nos pénates après un été ensoleillé et chaleureux, se réhabituer plein d’optimisme aux routines délaissées, quelques modifications à apporter peut-être? Oh, si peu…
On retrouve le crayon où on l’avait laissé sur le bureau, quelques traits incompréhensibles griffonnés à la hâte sur le bloc à côté pour être certain de ne pas oublier cette idée majeure au retour… mais.
La chaleur estivale et les news n’ont, elles, pas pris de vacances, pas plus qu’elles n’ont évolué ou changé de cap. Désolante situation de déjà-vu, vision pessimiste de ce qui nous attend à l’internationale comme à la nationale. Pas un once de changement.
L’asile climatique temporaire trouvé sous la basse pression nordique, comme sa chaleur humaine sont à considérer comme une parenthèse. Nature et culture jointes: violence de la Nature et douceur de la Culture, un bagage de remise en perspective sur des valeurs humaines universelles.
Malgré des soirées entières à refaire le monde, au réveil rien ne change.
Le constat est amer. Canicule en yo-yo, pauses fraîcheur obligatoires, et du côté socio-politique, Anne, ma sœur Anne ne voit rien venir… les fronts se durcissent faisant pressentir le rigide Général Hiver, mais avant cela, les feuilles de l’automne tomberont.
La société se polarise encore un peu plus. La consolidation des campements et des tranchées confirme le fossé d’une thématique millénaire et surtout affirment un isolationnisme mondialisé. Chacun dans son château en fonction de sa couleur politique, de sa peau ou de sa nationalité… sauf ceux avec qui on a fait schmolitz qui, eux, sont différents!… bien sûr.
Il n’y a pas que l’école qui r’commence, TOUT le cirque a lui aussi repris.
*Voilà voilà / Rachid Taha / 1993



