Vilain petit canard
La décision de Valérie Dittli de se présenter pour l’élection au Conseil d’Etat en mars 2027 en a surpris plus d’un. Le Courrier Lavaux-Oron le premier, si l’on considère que la citoyenne de Bourg-en-Lavaux a fait le choix délibéré, puis controversé, d’utiliser la presse locale, en collaboration avec Le Matin Dimanche, pour annoncer son choix. La tenue de l’embargo du dimanche matin 7h pour les 2 médias a été « respecté » à la louche ; c’est de bonne guerre, nous n’allons pas nous offusquer de nous être fait griller la politesse, David et Goliath ne jouent pas dans la même classe.
Inutile de refaire l’historique de sa première législature, puisqu’elle est encore bien vivace dans tous les esprits, Nous n’allons pas prendre position sur ses qualités de dirigeante politique, pas plus que sur les relations au sein de son département ou sur les us et coutumes de la collégialité au Conseil d’Etat. Chacun campe déjà fermement sur ses certitudes. La polarisation politique est patente et personne ne s’embarrasse plus de nuances, la campagne est lancée.
Le diable se cache dans les détails. Tout d’abord celle de la campagne de 2022 où une improbable Alliance de Droite gagne les élections par son audace d’accueillir sur sa liste Valérie Dittli, Zougoise, jeune et inexpérimentée. Un détail qui a sans aucun doute fait la bascule en présentant une ouverture inattendue et atypique de cette entente politique. Du nouveau enfin ?
Ce qui est plus attendu relève du monde économique, où il est d’usage de se débarrasser de ce qui n’est plus utile, voir gênant. Appliqué en politique, ne pas avoir la pleine connaissance des règles non écrites du sérail politique vaudois et de ses intouchables tabous peut couter très cher… La nouveauté prônée en 2022 retrouve les règles bien terrestres, voir vulgaires de la triste réalité.
Vie et mort du vilain petit canard ?
Ce sera à vous de donner un signe dans les urnes le 28 février 2027.



