Toc toc toc !

On frappe à la porte, ce n’est pas la petite Charlotte… La culture frappe à la porte et des lieux s’ouvrent, comme si le printemps était enfin là ! Cela ne veut pas dire que le monde d’avant a repris son rythme, au contraire. Le coronavirus est encore bien présent, si l’on en croit les classes primaires fermées à Cully récemment. La vaccination progresse efficacement malgré les traîne-patins qui attendent l’immunité générale avec leurs certitudes et leurs peurs de la Grande Manipulation. La vie telle qu’elle était a pris une nouvelle direction qui va sans doute changer notre façon d’envisager la fête à l’avenir. Les artistes, eux, n’ont pas attendu, et les organisateurs non plus. La brèche qui s’ouvre laisse entrevoir la lumière et ni le public, ni les médias ne vont bouder ces ouvertures soudaines. A la suite des terrasses de bistrots, la renaissance de la vie culturelle est bien réelle, elle aussi. Avec des reprises parfois confidentielles tributaires du nombre de places autorisées et trop vite complétées, mais aussi avec quelques redémarrages en fanfare qui seront vite pris d’assaut. Nous avons besoin de culture musicale, théâtrale ou festive, mais nous sommes gavés du virtuel. Le besoin de partager en « présentiel », même avec quelques règles sanitaires élémentaires, est absolument primordial pour la santé. Ce besoin de se côtoyer s’érige comme la base de notre communauté, comment avons-nous pu oublier le plaisir du partage en live ? C’est un retour certain de l’utilité du jeu et du fou, du drame et de la comédie. Ni les artistes, ni les organisateurs, ni le public ne sont dupes. Pour garder cette possibilité de sortir en terrasse, puis de voir un spectacle ou un concert, pour ensuite pérorer jusqu’à point d’heure dans la douceur printanière (elle viendra, si-si !), le prix en est un sourire… mais avec la distance nécessaire.