Sommes-nous le miroir de l’autre ?

Ana Cardinaux-Pires  |  Ou bien, en d’autres termes, qui est l’autre? Sinon le miroir de soi-même, celui qu’au fond on veut à tout prix cacher, gommer, effacer, allant jusqu’à le critiquer acerbement. Certainement, juger l’autre est plus facile que de se remettre en question. C’est aussi plus aisé quand il s’agit de quelqu’un de l’extérieur de chez soi, mais quand ce n’est pas le cas, cela devient une autre paire de manches.
La chair de votre chair vous rentre dedans à tout bout de discussion, portrait craché de vous étant adolescent; aujourd’hui notre rôle de parents ne nous permet plus de rêvasser, juste l’écoute complaisante…
Oui, des souvenirs resurgissent où, à cet âge-là, on imaginait pouvoir changer le monde. Ainsi va la vie, à chaque étape ses rêves, suivis de ses insouciances vite rattrapées par des obligations, des responsabilités rejointes par des réalités. Et avec la réalité on n’y peut rien…