Scrutin perpétuel
Nous n’avons pas encore exprimé nos opinions ni sur une limitation de la population dans nos 42’000 km2, pas plus que sur celui du rôle du service civil, son renforcement où son inutilité, que déjà l’on voit poindre les débats sur les votations de septembre.
Cela ne réjouit pas. Si l’on en juge par les campagnes sans fins de nos voisins directs ou par les élections de mi-mandat du jadis plus puissant pays du monde, il est à croire que gouverner une nation est devenu inutile, que les petits sous ministres et autres fonctionnaires se chargent très bien des affaires courantes et que les élections ne sont que des occasions d’assister à un match de catch pour savoir qui sera au final le porteur de l’étendard national.
Des campagnes perpétuelles qui distraient l’attention des affaires courantes, l’une chassant l’autre sans jamais que l’aboutissement soit couronné ou exécuté. La 13e rente AVS n’est pas encore servie que la population de bientôt 10 millions ! se questionne déjà sur la sauvegarde de sa neutralité… quelques conséquences sur nos bilatérales sont à craindre.
Et pendant ce temps, à Berne, les débats font rage autour du retour du nucléaire…
Certes l’importance d’une énergie propre et durable est maintenant bien inscrite dans nos consciences, ce qui nous fait observer d’un mauvais œil la fée électrique lorsque sa production est sale, mais les besoins domestiques et quotidiens nous donnent à nouveau une vision court termiste.
Alors que la Gen Z blâme la génération précédente de l’état du monde qu’elle doit reprendre en main, la relance du nucléaire apparaitrait soudainement comme la panacée. C’est oublier, voire s’opposer aux batailles menées pendant des décennies qui ont mené à son abandon. C’est aussi, et de nouveau, penser un besoin dans son immédiateté viscérale sans envisager une seconde les conséquences de l’ensemble du projet. Va-t-on encore poursuivre cette même rengaine d’ « après moi le déluge » ?



