Saint-Saphorin – Réfection OK, parcage KO
Conseil communal du 1er novembre
Eric Moser | Ce sont deux préavis qui figuraient à l’ordre du jour de la séance ordinaire du Conseil communal du lundi 1er novembre qui s’est tenue à la salle communale.

Sollicitation d’un crédit de 90’000 francs
L’objectif du premier préavis présenté lors de cette séance ordinaire est la sollicitation d’un crédit de 90’000 francs visant à la rénovation complète d’un appartement sis au 1er étage Nord-Est du bâtiment de la Saint-Germandaz. Un crédit remboursable sur une durée maximale de 30 ans. Le programme des rénovations de cet appartement, qui ne répond plus aux normes actuelles d’une part, et n’ayant connu aucune réfection majeure depuis la construction du bâtiment en 1975 d’autre part, est plutôt costaud. Réfection des sols, plafonds, murs et huisseries, remplacement des fenêtres et rénovation complète de la cuisine et de la salle de bains. Si cette sollicitation de crédit devait être acceptée, le but premier de la Municipalité n’est pas de valoriser le bâtiment, même si cela va de pair avec la rénovation de l’appartement en question, mais avant tout d’entretenir un actif. En préambule de la discussion, la commission, affectée à ce projet, a proposé de refuser le préavis. Absence de devis pour chaque poste des travaux prévus, souhait que des offres soient demandées sous forme de devis forfaitaire, absence de subvention pour le remplacement des fenêtres et futur loyer un peu élevé au goût de la commission sont quelques-uns des éléments motivant cette proposition de refus. Lors de la discussion qui s’en est suivie, le Conseil communal estimant que, finalement, ce n’est pas à lui mais à la Municipalité de fixer le prix du loyer, s’est montré soucieux de plusieurs points relatifs à ce projet de rénovation. Entre autres, ne faudrait-il pas demander des offres à d’autres entreprises que celles avec qui la commune de Saint-Saphorin a l’habitude de travailler, quand bien même ces dernières sont, de l’avis de l’autorité, les meilleures au niveau du prix pour ce genre de travaux ? Quelques éclaircissements ayant été donnés par la Municipalité, ce préavis est finalement accepté.
Non à la modification du règlement sur le stationnement
Le deuxième préavis présenté avait pour objectif la modification du règlement sur le stationnement privilégié des résidents et autres ayants-droit sur la voie publique. Il a été refusé à une majorité écrasante. Ce n’est pas la première fois que cet objet est balayé par le Conseil communal. En décembre 2020, à la suite d’un postulat du conseiller communal Ferrari qui avait remarqué une certaine immobilité des véhicules garés à Saint-Saphorin durant le confinement, la Municipalité avait déjà présenté un préavis au Conseil communal, dont le but était de créer une rotation des véhicules. Il était alors question, entre autres mesures, d’installer des horodateurs dans le village. Exit les horodateurs, le nouveau règlement présenté reprend mot pour mot celui refusé il y a moins d’une année par le Conseil communal. Or, ce n’est pas tant le règlement lui-même, qui ne répond toutefois pas au postulat de M. Ferrari et jugé peu clair quant aux personnes visées par ledit règlement qui a mené au refus de ce préavis, mais bien la directive d’application y relative. Un message fort envoyé à la Municipalité pour qu’elle revoie sa copie s’agissant de cette directive qui pourtant n’était, elle, pas soumise au vote puisque de la seule compétence de l’autorité. L’un des motifs évoqués pour le refus du Conseil communal de ce nouveau règlement ne figure pourtant pas dans celui-ci, ni même dans sa directive d’application. Il s’agit de la durée de stationnement pour les personnes non-privilégiées (détentrices d’un macaron ou d’une carte à gratter). Elle est de trois heures. Une durée jugée trop courte et de nature à prétériter certains acteurs de la vie sociale de la localité tels que restaurateurs qui pourraient voir une partie de leur clientèle quitter leurs établissements prématurément afin de ne pas retrouver une amende sur le pare-brise au terme d’un moment convivial. Idem pour les personnes se rendant en visite chez l’habitant. Un problème qui trouve pourtant sa solution dans la directive sous forme de carte à gratter. Au final, ni le nouveau règlement, ni sa directive d’application n’ont été jugés de nature à répondre au postulat de M. Ferrari qui proposait, entre autres, la création de zones « bordiers autorisés » alors que selon la Municipalité la création de telles zones n’est pas possible.
Un surcoût de 28’000 francs
Au chapitre des communication de la Municipalité, on retiendra surtout un surcoût lié aux travaux de remise en état du réseau d’eau. Après avoir été acceptés par le Conseil communal les travaux entrepris pour cette remise en état ont démontré qu’un forage dirigé au lieu-dit Pierre-Noire serait une solution avantageuse et permettrait de faire des économies. Cette solution a donc été adoptée. Toutefois, lors des intempéries de l’été, de l’eau s’y est infiltrée. Lors des opérations d’évacuation de cette eau, un petit éboulement s’est produit sur le forage. Cet incident a entraîné un surcoût de 28’000 francs.


