Oui à la sécurité aérienne nécessaire à notre pays

Le 27 septembre prochain, nous sommes appelés à voter sur l’arrêté relatif à l’acquisition de nouveaux avions de combat.

Florence Gross, Députée, Vice-présidente PLR Vaud | Quelques éléments à ce sujet méritent donc d’être précisés. Premièrement, rappelons que le financement de ces avions est prévu sur le budget ordinaire. Dès lors, il ne pourrait, même en cas de refus, être transféré dans la santé ou le social, comme les opposants le font croire et le souhaitent. Rappelons qu’il s’agit d’un montant de 6 milliards qui comprend tant l’acquisition des avions que l’armement, les pièces détachées ainsi que les simulateurs et la formation des pilotes. Deuxièmement, la flotte actuelle est usée. Ces avions ont une durée de vie déterminée, durée qui a déjà été prolongée mais qui ne pourra plus l’être, les experts sont unanimes à ce sujet. Le processus d’acquisition étant complexe et approfondi, il y a lieu d’anticiper afin que notre sécurité soit assurée dès 2030. De plus, nous n’avons ici aucun « plan B » afin de répondre au spectre large des menaces potentielles. Les avions de combats devront répondre à des critères précis qui permettront une protection optimale de l’espace aérien. Ça n’est donc pas un avion d’entraînement, comme le souhaite les opposants, mais un avion pouvant intervenir à haute altitude, possédant des radars adaptés aux reliefs de nos montagnes. Enfin, nous avons la chance d’être dans un pays où il fait bon vivre, et ceci grâce aux nombreux efforts des générations précédentes. Il est de notre responsabilité de maintenir cette tradition en investissant pour les générations futures. Nous vivons actuellement une crise sanitaire sans précédent et celle-ci perdure. Nous pouvons toutefois déjà en tirer quelques apprentissages, et notamment l’importance de l’anticipation. Gouverner, c’est prévoir ! La Suisse, pays neutre et souverain, se doit d’assumer son rôle de sécurité. Et la sécurité passe entre autres, par l’acquisition d’avions de combat performants. Notre pays, afin de maintenir son indépendance, ne peut dépendre des pays voisins pour cette tâche qui découle de son entière responsabilité. Les avions de combat n’interviennent pas uniquement en cas d’attaque ou de menace directe: ils agissent aussi fréquemment pour faire respecter les interdictions de vol, identifier un aéronef ou pour aider un avion en difficulté. Ils sont donc une part essentielle du maintien général de la sécurité aérienne, et complètent le système de défense sol-air nécessaire. Notons également que les principales oppositions émanent de partis dont les programmes politiques visent à la suppression de l’armée. Le parti socialiste « milite pour la suppression de l’armée », alors que les Verts préfèrent le terme d’abolition. Il ne s’agit pour eux que d’une première étape dans leur lutte dogmatique. Il est important de rappeler également que grâce aux « affaires compensatoires », 60% de l’investissement total sera compensé par des investissements directs et indirects qui profiteront aux industries suisses et à notre économie. Notre économie qui a actuellement besoin de ce type de soutien largement préférable à des subventions. Ainsi, des emplois et des places d’apprentissage pourront être créés; notre pays aura également accès à des technologies de pointe. La valorisation de divers secteurs industriels suisses ne peut qu’avoir des effets positifs sur notre économie. Face à l’incertitude, favorisons la prévoyance et la sécurité. Parce que la sécurité n’est pas une option et parce que l’on ne peut pas prédire l’imprévisible, assurons-nous au moins d’avoir les moyens de faire face avec des outils modernes et efficaces!
Nous devons maintenant faire confiance aux réflexions et décisions prises tant par le Parlement que le Gouvernement fédéral et voter OUI à l’acquisition de nouveaux avions de combats.