Oron – Initiative humanitaire : du local au mondial

Un toit pour abriter les petits orphelins de Boma avant la saison des pluies

La nurserie qui accueille les petits a besoin d’un nouveau toit

Gil. Colliard | A la mi-octobre, la saison humide va arriver au Congo (RDC). Le toit de la nurserie de Boma, qui doit abriter une quinzaine de petits orphelins de 6 mois à 5 ans, doit être totalement refait avant que les pluies diluviennes s’abattent sur la région. Lili Umba Niati fondatrice et présidente de Ceremhen, ainsi qu’Antoine Bader, membre du comité, sont à la recherche des fonds nécessaires à cet assainissement indispensable. Touché par la sincérité de cette association oronaise, Le Courrier lui ouvre ses pages et donnera régulièrement des nouvelles de l’antenne congolaise et de ses petits protégés.

Un enfant est comme un bouton de fleur, il a besoin d’amour et de soins pour donner son parfum 

Ceremhen est une petite ONG (organisation non gouvernementale) suisse, d’Oron, sans but lucratif, créée en 2015, collaborant avec l’association locale du même nom, fondée en 2013, afin de subvenir aux besoins des enfants orphelins de la région de Boma et du village de Kiphudi, au Congo (RDC). Lili Umba Niati, fondatrice et présidente de l’association est la main, ou plutôt le cœur qui relie la Suisse et cette terre congolaise, classée au 8e rang des pays les plus pauvres de la planète, où seul le 50% des enfants est scolarisé. Le système de santé n’étant pas accessible financièrement aux plus indigents, de nombreux orphelins et enfants des rues sont laissés à l’abandon. « L’inspiration pour la création de Ceremhen vient de l’histoire de ma mère, une orpheline, errante qui a été recueillie à l’âge de 9 ans dans une famille, lui permettant de s’épanouir et de se construire un avenir. Une famille qui est devenue sa belle-famille, car elle s’est mariée avec l’un des fils avec qui elle a eu dix enfants. Nous avons décidé, ma sœur Louise et de nombreux membres de notre famille de venir en aide à ces enfants, plein de potentiel, laissés dans l’ombre des rues, sans personne pour leur tendre la main » décrit la présidente, qui est arrivée en Suisse en 1999, s’est établie à Oron-la-Ville et travaille comme auxiliaire de santé au CMS d’Oron et à La Branche de Mollie-Margot. 

Toiture à rénover, murs à compléteret cuisine extérieure à abriter avant les pluies

Antoine Bader, de Palézieux, agent publicitaire dans le domaine des cigarettes avoue avoir changé d’optique en voyant le slogan «Il n’y a pas d’étranger sur cette terre» sur un pull. « Pourquoi mettons-nous tant d’argent pour quelque chose qui ne sert à rien et est-ce si difficile d’en trouver pour des causes humanitaires ? » s’est-il questionné. Croisant le chemin de Lili Umba Niati qui s’essoufflait à trouver de l’aide et des objets pour les orphelins, il lui a proposé de fonder Ceremhen Suisse et est entré au comité. « Dans le village de Kiphudi, les enfants sont accueillis dans les familles. On veille qu’ils aient accès à l’école, aux soins et qu’ils disposent du nécessaire  pour vivre leur vie d’enfant. A Boma, les statuts de l’association sont reconnus et les autorités de la ville y amène les orphelins. Ils sont répartis dans deux bâtiments, l’un est destiné aux plus grands et le second, la nurserie, accueille les petits. C’est ce dernier qui nécessite de changer la toiture et de compléter les murs, ainsi que d’abriter une cuisine extérieure » explique Antoine Bader. Les tôles recouvrant le toit étant percées, la pluie s’infiltre ainsi que les chauves-souris dont les déjections amènent de nombreuses maladies. 

Comment apporter sa contribution pour donner un toit et un avenir sur place aux orphelins ?

Devenir membre de l’association avec une cotisation de Fr. 30.-/an, permet de participer à l’assemblée générale et de recevoir régulièrement des nouvelles par whatsapp. On peut devenir parrain avec un versement mensuel de Fr. 50.-, un montant qui permet de couvrir les frais d’un enfant ou faire un don selon sa volonté. Ceremhen étant composé de bénévoles, toutes les sommes sont utilisées pour les enfants. L’antenne congolaise décrit ses besoins, les frais sont réglés contre envoi des reçus. « Nous tenons à la transparence. Tous les montants affectés sont respectés » précise Antoine Bader. Ceremhen a été reconnue d’utilité publique dans le canton de Vaud, les dons de Fr. 100.- et plus, qui y sont faits, sont déductibles des impôts. Ceremhen apporte à ces petits oubliés, un toit, de l’amour, leur donne la possibilité de vivre dans l’insouciance propre à l’enfance, de se construire solidement pour s’envoler de leurs propres ailes. Preuve en est, un seul des 35 élèves a échoué son année scolaire 2019-2020. Pensons à eux !

Ceremhen.org – info@ceremhen.org – 079 948 57 57 – compte : 14-697927-8 – Iban : CH82 0900 0000 1469 7927 8

Lili Umba Niati, fondatrice et présidente de l’association