Mézières – Brunch du 1er août

Au temple, de 11h à 14h

Thomas Cramatte | L’ambiance était festive à Cully lors de l’inauguration des nouvelles façades de l’Auberge du Raisin. Le vendredi 10 juillet, tous les acteurs ayant participé aux rénovations de ce bâtiment historique étaient invités à partager un moment convivial. Il aura fallu cinq ans pour rendre sa superbe à ce joyau du patrimoine cantonal. 

Travaux entrecoupés

« Les molasses autour des fenêtres s’effritaient au point de céder dans la rue Davel. Une purge pour sécuriser les embrasures avait été rapidement entreprise par la Municipalité en 2011 », dévoile Georges Hauert en charge des bâtiments à la Municipalité de Bourg-en-Lavaux. Si les autorités de Cully avaient demandé un premier devis pour la réparation de l’enseigne, il y 13 ans, il faudra attendre 8 ans pour que débutent les travaux. L’année 2015 sera en effet décisive pour la rénovation de l’Auberge, la demande d’un crédit d’environ 900’000 francs est acceptée au Conseil communal et les travaux débutent en novembre de cette même année. Géré par la famille Gauer depuis 62 ans, l’établissement comporte un restaurant, un caveau et bien sûr des chambres d’hôtel. « L’auberge devait rester ouverte pendant tout le temps des rénovations, sans déranger les visiteurs y séjournant », informe Pascal Eggenberger, responsable du chantier.Les rénovations ont donc été plusieurs fois interrompues, notamment pendant le Cully Jazz, le Cully Classic ou les vendanges. « Il n’a pas été facile pour l’organisation du chantier de jongler entre tous ces événements ».

Enseigne unique 

Ornant fièrement les murs de l’auberge du Raisin, l’enseigne est aussi inscrite au patrimoine vaudois. Cette pièce unique a nécessité de nombreuses heures de travail de la part du ferronnier d’art Philippe Naegele, qui a eu recours à la fabrication d’outils spécifiques pour réussir à redonner vie à l’enseigne. « L’expert cantonal m’avait conseillé de faire fabriquer des pièces en plastiques pour faciliter la rénovation de l’enseigne. Mais n’étant pas du même avis, j’ai alors entrepris de fabriquer mes propres outils pour utiliser seulement des matériaux authentiques », précise l’artisan de Chexbres.