Mariette Savary Aïeule d’une grande et belle famille

Ses proches vont s’organiser pour aller la trouver à tour de rôle, mais … sur rendez-vous !

Gil. Colliard | Le 14 mai prochain, Mariette Savary fêtera ses 90 ans. Pour marquer ce bel anniversaire, sa famille a, à cœur, de lui transmettre son amour et, au travers de ces quelques lignes, souhaite la remercier pour la gentillesse, qu’elle irradie autour d’elle, sa serviabilité ainsi que pour tout ce qu’elle leur a transmis.

D’Oron-le-Châtel à Ropraz

Mariette est née le 14 mai 1930 à Oron-le-Châtel, cadette des 8 enfants de la famille Viredaz. Ses premières années d’école se passent dans la classe de son papa, instituteur. Elle terminera son cursus scolaire à la «prim’sup» d’Oron-la-Ville avant de travailler à la poste. En 1950, elle unit sa vie à Jean-Pierre Savary, agriculteur à Ropraz. Pour la jeune femme, tout est à apprendre: épouse, paysanne, maman, avec cinq enfants arrivés de 1951 à 1958, qui lui donneront 15 petits-enfants et 28 arrière-petits-enfants. 

Une participation active à la vie de sa région

Grâce à un esprit ouvert et curieux, au fil des ans, elle s’est formidablement investie, en plus de l’exploitation familiale, dans la paroisse, les Paysannes vaudoises, le passeport-vacances, l’association Jorat souviens-toi, le CMS. Elle a joué de l’orgue à la chapelle de Ropraz, dansé et chanté avec les groupes folkloriques La Sittelle et Lè Maïentzettè. Elle aimait entretenir son jardin et participe avec bonheur aux réunions de famille. Le couple appréciant le dépaysement, Mariette s’est mise courageusement à l’apprentissage de l’anglais. Ainsi tous les cinq ans, ils partaient pour un grand voyage. Jean-Pierre étant de 1925, Mariette de 1930 et le mariage en 1950, il y avait de quoi fêter!

Des petits et un grand voyage

Avec son cher Jean-Pierre, ils ont eu une vie très active et ont fidèlement placé leur confiance en Dieu. En 2012, deux ans après le décès de son époux, Mariette s’installe à Oron-la-Ville dans un appartement protégé. Dès lors, elle occupe son temps à voyager en transports publics pour aller rendre visite à ses connaissances. «Preuve que l’apprentissage d’une langue est utile même à 90 ans, il y a quelques mois, maman est partie seule en train à Londres, trouver sa petite-fille et sa famille, sans aucun problème» souligne avec admiration l’une de ses filles. Une belle fête avait été prévue pour le 10 avril. Avec regrets, elle a dû être annulée face à l’entrée en scène du covid-19. Ses proches vont s’organiser pour aller la trouver à tour de rôle, mais… sur rendez-vous!

Le Courrier se joint à sa famille pour lui souhaiter un très bel anniversaire et ses bons vœux pour la suite.