Marché médiéval au château d’Oron
En ces jours bénis des sixième, septième et huitième de mars, une joyeuse troupe de marchands et de négociants vint envahir les nobles murs du château d’Oron, pour la première tenue d’un grand marché en l’honneur des temps anciens.
David Wägli | Les étals regorgeaient de merveilles en accord avec l’esprit des siècles passés : armures et accessoires de preux chevaliers, hydromel doré comme le soleil, grimoires et ouvrages de l’imaginaire, parures et bijoux de fantaisie et robes d’antan aux formes élégantes.
Si quelques visiteurs avaient revêtu habits et atours d’époque, force est de constater, non sans quelque mélancolie, que la plupart des marchands n’eurent guère le souci de se plier à l’exercice du déguisement, ni de s’immerger avec ardeur dans les coutumes de nos aïeux – ce qui laissa quelques âmes sensibles sur leur faim.
Le ciel lui-même a contribué à l’enchantement : une brume mystérieuse, venue des lointaines contrées du Sahara, enveloppa ces journées d’un voile singulier et d’une lumière tout à fait extraordinaire.
Espérons, et prions pour que cette première édition ne soit que l’aurore d’une longue et florissante tradition, appelée à se perpétuer d’année en année, à la plus grande joie du peuple et des gens de bien.







