Les Tavernes-Les Thioleyres – Escapade jurassienne pour la sortie des Dames

Mercredi 8 juillet, 35 dames des Tavernes et des Thioleyres et leurs amies, ont participé à la traditionnelle sortie annuelle organisée par l’Amicale des Thioleyres.
Repas à Sainte-Ursanne, la perle du Jura
Catherine, la conductrice, les a accueillies à bord d’un confortable car climatisé de la maison Vuagniaux, peu avant 8h, pour les emmener en direction des rives du lac de Neuchâtel, où le café/croissant leur fut servi sur une terrasse agréablement ombragée. Dans une ambiance détendue et sympathique, elles ont vu défiler les magnifiques paysages du Val-de-Ruz, en passant par les Franches-Montagnes avant d’arriver à Saint-Ursanne, où le dîner leur fut servi dans un établissement au décor médiéval. Après avoir déambulé dans les rues de ce petit village niché au cœur de la nature, sur les rives du Doubs, il fut temps de retrouver le car pour la suite de la journée.
A Cornol, la dernière fabrique artisanale de sabots de Suisse
Alors que la moitié du groupe allait se balader au bord du petit étang de la Montoie, bien ombragé, l’autre moitié fut invitée à découvrir la dernière saboterie artisanale de Suisse à Cornol. C’est un véritable saut dans le passé qui attendaient ces dames. Dans l’atelier à la bonne odeur de bois, équipé de machines à l’aube d’être centenaires, Yan Schnider fabriqua un sabot. Saisissant une grosse bûche d’aulne de bois vert, il dessina la pointure désirée, puis coupa grossièrement le bois avec la scie à ruban. Cette esquisse fut placée sur une antique machine à copier, fonctionnant grâce à un ingénieux système de courroies. En quelques minutes, l’extérieur du sabot fut façonné, avant d’être fixé dans une autre machine pour être creusé à l’intérieur. Un polissage et quelques semaines de séchage seront encore nécessaires. Mais avant, il passera dans les mains de son épouse Mauricette qui protégera le coup du pied avec une bande de cuir et de tissu rembourré. Un vrai travail resté artisanal voire artistique depuis la création de l’atelier par le grand-père de Mauricette, Marcel Gaignat, en 1929 puis repris par son père André jusqu’en 2024. Ce fut alors au tour du premier groupe de profiter du savoir-faire et de l’accueil chaleureux des artisans avant de prendre le chemin du retour en passant par la Transjurane, Aarberg, Yverdon, Moudon et la maison.


Une belle journée baignée de soleil où chacune a pu profiter de mettre les pieds sous la table, sans avoir à se soucier de préparer le repas et de ranger la cuisine, tout en partageant le plaisir de se retrouver et de discuter de choses et d’autres, en se laissant guider tout au long de cette journée de détente et de découvertes.



