L’encre et l’ancre

Les moines copistes et les scribes le faisaient déjà en recopiant les manuscrits relatant les événements de leur région, la vie administrative et les hauts faits de leur maître. D’abord d’un accès limité, ces informations furent diffusées à plus large échelle avec l’invention de l’imprimerie touchant ainsi le plus grand nombre. Que ce soit pour annoncer l’ouverture d’un commerce ou une décision politique, des feuillets étaient placardés çà et là, lentement remplacés par le journal local.
L’encre est toujours et encore le vecteur des découvertes et des connaissances et cela même si le monde virtuel a déjà beaucoup repris. Le journal que vous tenez entre vos mains peut en témoigner.
Indépendant depuis plus de 60 ans, votre hebdomadaire se fait un devoir d’entretenir les liens étroits qui nous unissent tous dans le district. Par la diffusion des communications officielles grâce aux relations établies avec les municipalités mais aussi en relatant la vie dans les communes. Nos correspondants ne se lassent pas de sillonner les terres de Lavaux et le pays d’Oron pour raconter les actualités petites et moins grandes qui font notre cohésion. Ces actualités mêmes qui n’intéressent ni la presse nationale, ni les gratuits, et qui sont le fondement même de l’existence du Courrier font de votre hebdomadaire un journal à part. Cette proximité, nous en sommes fiers et avons à cœur de couvrir et de traiter chaque événement avec la singularité qui le caractérise.
Le monde de la presse est en crise. Les nouveaux médias ont redistribué les cartes et chaque titre y va de sa solution pour survivre. Pour les grands groupes, les termes sont fusion et acquisition (lire réduction des effectifs et monopole). Pour les titres nationaux l’heure est au partage des ressources et autres newsrooms. Quant aux titres locaux, le temps est à l’ancrage régional et l’on ne peut que constater que c’est effectivement LA solution si l’on se réfère aux chiffres fournis par la REMP le mois passé.
La proximité serait donc le secret! Cette proximité nous la pratiquons depuis plus d’un demi-siècle. Elle fait votre plaisir et notre fierté.
Libre et fragile à la fois, solide grâce à vous, votre hebdomadaire vit et fait vivre votre région. Nous vous remercions de votre soutien continu!