Le concierge qui rêvait de devenir détective privé

Milka  |  Comme nul n’est prophète en son pays, j’aime bien encourager les auteurs de chez nous. Comme il faut manger local et de saison, essayons aussi de lire «local». C’est un petit encart dans un hebdomadaire concurrent de notre journal qui attira mon attention. Comme je suis curieuse, j’ai immédiatement commandé ce petit bouquin à l’auteur.

Les Editions Calepin sont une toute jeune structure éditoriale à compte d’éditeur. Cela n’empêche pas la qualité. Et ce petit bouquin est de qualité.

J’ai beaucoup aimé l’écriture, un peu à la San Antonio, en beaucoup moins vulgaire. Des personnages quelconques, mais qui ressemblent à nos voisins. L’histoire est bien ficelée, quelques rebondissements, de l’humour, un livre pétillant. Oui, pétillant est le mot qui convient. Pas haletant, ce n’est pas un thriller, ni émouvant, ce n’est pas une romance, mais un petit polar bien ficelé.

L’histoire maintenant: Balthazar Du Bousquet des Fignolles, concierge à ses heures perdues, est une vraie fouine. Armé de ses jumelles et de son flair inégalable, il épie ses locataires à longueur de journée. Mais voilà, l’ennui le guette. Il décide donc de s’établir à son compte comme détective privé. Par le biais de flyers distribués dans les boîtes aux lettres, il attire un premier client, un de ses voisins, qui soupçonne sa femme d’adultère.

S’ensuivent de multiples aventures: une vieille voisine qu’il soupçonne d’être voyante n’en est pas une, il découvre un trafiquant d’armes, un dealer de muffins au canabis, quelques situations burlesques, des personnalités surprenantes.

Un premier roman selon mes sources, mais une auteure à surveiller, parce qu’il y a du potentiel. Tous les premiers romans ne sont pas aussi bons.

Au risque de me répéter, je le trouve pétillant, vite lu, pas lourd, pas encombrant, parfait pour le train ou la plage, pas cher (au prix de 10 francs) et vous le trouvez aussi sur les sites de vente français.