La prime de la caisse-maladie selon le salaire!

Gérard Bourquenoud, Fribourg | L’initiative d’une caisse-maladie unique dite publique en Suisse remue quelque peu les esprits dans les chaumières, mais pas dans le sens de ceux qui font campagne en faveur de cette idée. Et pourquoi? Parce que dans notre pays – le plus riche du monde – les pauvres, les ouvriers, pour ne pas dire le simple pékin et même les personnes qui n’ont que l’AVS pour vivre,  doivent s‘acquitter de la même prime que les riches, ce qui est inadmissible dans une démocratie comme la nôtre.
Et ce qui est certain, c’est que la caisse publique ne va rien changer, ni sur le plan social, ni sur le montant de la prime, ni améliorer la situation telle qu’elle est aujourd’hui. Donc les salaires les plus modestes devront continuer de payer la même prime que les riches. C’est là que le chat a sérieusement mal à la patte.
Comme des centaines de milliers de Suisses, pour ne pas dire des millions,  je souhaite que le conseiller fédéral Alain Berset, semble-t-il ardent défenseur du bien-fondé des caisses-maladies actuelles, arrivera à convaincre tout un chacun dans ce pays. Il devrait également prendre exemple sur le Luxembourg où le montant de la prime à la caisse-maladie se paie selon le salaire de chaque citoyen. Je ne doute pas un instant que la classe ouvrière et toutes les personnes qui ne bénéficient que d’un revenu modeste – seraient ravies de cette formule jugée plus  correcte.