Jacques-Etienne à Carrouge
A la rencontre des gens d’ici

Jacques-Etienne Bovard
«Déjà enfant, j’avais le virus de l’écriture. Je rédigeais pour moi et pour le plaisir des textes farfelus, issus de mon imagination… Peut-être pour exorciser mon anxiété ou ma solitude, mes sœurs étant beaucoup plus âgées que moi. C’est ainsi que je suis devenu romancier car j’aime particulièrement la fiction. Mon dernier roman est sorti il y a quelques semaines aux éditions Bernard Campiche sous le titre ‘Ils vécurent heureux’.»
Né à Morges, Jacques-Etienne Bovard travaille et vit à Carrouge où il a planté ses racines au début des années 1990. Passionné d’histoire, versé en lettres et en grec ancien, autrefois professeur au gymnase de la Cité et critique littéraire au Nouveau Quotidien, il est aujourd’hui un auteur reconnu, à la plume féconde. Plus d’une quinzaine d’ouvrages, surtout des nouvelles et des romans, ancrés dans notre coin de pays, portent sa signature.
Et le thème de son dernier bouquin est particulièrement original et captivant. « A la suite d’une conversation à bâtons rompus avec un ami médecin au cours de laquelle nous avions évoqué en nous amusant nos charges fiscales respectives, j’ai eu l’idée d’imaginer un monde où l’administration et le fisc avaient pris le pouvoir, imposant une taxe sur le bonheur appelée HappTax. A travers les carnets intimes de mon personnage, nous suivons la vie d’un couple qui adore faire l’amour, en tire un immense bonheur et qui, du coup, croule sous les impôt », raconte l’auteur, manifestement enchanté par cette pique au Trésor public.
Dans le lumineux atelier, sous les combles de sa demeure qu’il partage avec Fiona, sa compagne, l’ordinateur où notre hôte rédige ses textes est rarement éteint. Lors de notre visite, il travaillait déjà à sa prochaine création : « Ce sera une pièce de théâtre sur le thème des nains de jardin. Leur aspect caricatural a quelque chose de fascinant. Il symbolisent un certain état d’esprit bien de chez-nous. »
A propos, pourquoi avoir choisi Carrouge ? « A l’époque je voulais fuir Lausanne et ses loyers exorbitants. En outre, j’ai toujours adoré le Jorat que je parcourais à cheval. C’est une région magnifique ». A 64 ans, Jacques-Etienne, papa de deux filles aujourd’hui adultes, ne « monte » plus. Mais il reste passionné par l’équitation. Ses loisirs, il les partage entre ses deux autres passions : la pêche à la mouche et la photographie.
Merci de votre accueil souriant, Jacques-Etienne et tous nos vœux pour la suite…
Un lien vers le dernier roman de l’auteur: www.campiche.ch/pages/oeuvres/Ils_vecurent_heureux.html


