Il y a 90 ans le château d’Oron devenait propriété de l’ACCO
Mercredi 20 mai, André Locher, président de l’ACCO (Association pour la Conservation du Château d’Oron) ouvrait l’assemblée générale annuelle, à 19h. Avec quelques photos d’archives du château, l’assemblée, bien représentée, pu constater le chemin parcouru et les travaux effectués, depuis 1936, date de l’achat par l’ACCO, pour redonner sa splendeur à la bâtisse.
2025, millésime remarquable en quantité et qualité
« Après 2024, année désastreuse, le vignoble est reparti encore plus beau en 2025, permettant d’enregistrer un record de production de presque 700 bouteilles », se réjouit Rolf Frischknecht, abbé-président de la Confrérie du Château et membre du comité de l’ACCO. « Nous avons pu engranger une belle récolte, autant quantitativement que qualitativement ». Une souscription a été lancée pour ces vins en janvier 2026. Il remercia la commune d’Oron pour la mise à disposition de l’ancien local des pompiers, qui servira d’entrepôt au matériel utilisé pour le vignoble. Afin de connaître l’évolution des crus du lieu, rouge et blanc et leur apogée, une vinothèque a été créée dans la cave où existaient déjà quatre alcôves en brique, auxquelles ont été ajoutés des petits portillons composés de lattes en chêne massif. Il rappela la prochaine vente qui se tiendra le dimanche 7 juin, lors du Marché artisanal et fit appel aux bonnes volontés pour aider à cette dernière.
Travaux et nettoyage
Débutant son rapport par des remerciements et des attentions distribuées au personnel toujours fidèle, le président releva que 2025 fut une année particulièrement chargée en travaux prévus et imprévus, financés particulièrement par des dons à hauteurs de Fr. 176’500.-. Ouverture du grenier après son désencombrement, modification de l’éclairage de la cour intérieure et du chemin d’accès, remplacement de fenêtres, tout en gardant le style du 18e siècle, ainsi que des volets en bois sous le toit par des vitres, consolidation du plafond du salon de musique, changement d’un tissu dans la bibliothèque où le nettoyage des 12’000 volumes a été réalisé par des bénévoles, réaménagement d’une autre bibliothèque, non ouverte au public, dont les ouvrages non brochés seront aussi nettoyés cette année. A la cuisine, remplacement de l’argenterie et finalement gros travaux de réparation de la conduite d’eau après une fuite. Des remerciements furent adressés aux mécènes.
Fréquentation en hausse
Martine Meyer, après avoir mentionné un nombre record de 2826 visiteurs en 2025, commenta les nombreux rendez-vous évènementiels 2026. Parmi ces derniers, relevons, deux concerts prévus les 17 juin et 24 septembre, où dans le salon de musique, des œuvres classiques seront interprétées sur le piano Pleyel, de 1846, dernièrement rénové, un concert de harpe et voix, le 18 septembre et la soirée médiévale en automne, invitant à venir déguster un sanglier rôti dans la cheminée du château.
Romain Richard détailla « Hubris botanique », l’exposition temporaire visible jusqu’au 27 septembre de l’artiste Sève Favre, invitant dans ses créations, à repenser notre relation au végétal. « Une vision poétique, de cette artiste suisse, pluridisciplinaire » souligna-t-il.
Rigueur dans les comptes mais aussi vécue par les Vaudois sous le joug bernois
Dans son rapport, Karin Messina annonça un excédent de recette en 2025 de Fr. 1377.92 pour un total de charges de Fr. 426’039.04 et de produits de Fr. 417’416.96. Rapporteur de la commission de vérification des comptes, Olivier Sonnay, releva la rigueur de la tenue des comptes ainsi que leur exactitude. Comme à son habitude, il partagea avec l’assemblée un chapitre de l’histoire du château, relatant de quelle manière, sous le joug bernois depuis 1536, Leurs Excellences de Berne pillèrent les richesses de notre canton. Dépouillant châteaux, églises et cathédrale de leurs biens. Estimant les Vaudois trop dépensiers et festifs, ils éditèrent des décrets contre l’ivrognerie, l’interdiction de faire des banquets, obligeant la population à se vêtir en tissus peu coûteux. Décrivant aussi l’état de délabrement du lieu sous la tutelle de Berne. Néanmoins, les 43 baillis qui se sont succédé ont permis de garder le château. Avec humour, il conclût « C’est en 2011, qu’Oron a enfin pu acheter ses vignes au propriétaire bernois ! ». Les comptes furent acceptés à l’unanimité. Le président annonça une maîtrise de ces derniers dans la continuité pour le budget 2026, rappelant que les cotisations et les dons sont une part importante des ressources et se réjouissant de compter 49 nouveaux membres, portant le total à 870 à ce jour.
André Locher signala que la visite dispose dorénavant d’un système audio disponible par QR codes dans chacune des salles, pour lesquelles il donne des explications. Sans autre question ou proposition de l’assemblée, il invita cette dernière à prendre part à un apéritif dînatoire dans les salons et offrit la possibilité à chacun de visiter l’exposition ainsi que différentes pièces ouvertes pour l’occasion où chacun put apprécier les travaux réalisés.
Informations et programme: www. chateaudoron.ch







