Grand C… !

… pour Grand Chelem, bien sûr.

Depuis bientôt deux semaines, la valse hésitation sur la participation ou non du numéro un du tennis, Novak Djokovic, à l’Open d’Australie a tenu en haleine toute la planète sport. De quoi tenir la Une quasi quotidienne dans les médias, sans même ennuyer le lecteur, tant les rebondissements étaient surprenants… et intéressants.

L’occasion de montrer un côté du sport dont seule la presse de boulevard se faisait le chantre jusqu’ici. A la seule différence près, qu’il ne s’agissait pas de conjectures mais bien de décisions corroborées et sourcées, un voyage dans le fonctionnement de la justice d’un pays, mâtiné des usages de la Fédération internationale de tennis, presque les « Feux de l’Amour »…

L’occasion aussi de voir le vrai visage de ce grand champion qui pourtant connaît sur le bout de la raquette les règles de son sport, probablement même un peu trop. Sans même parler d’arrogance ou de détermination, deux valeurs souvent nécessaires pour atteindre les cimes d’un sport, soit la balle touche la ligne, soit elle est dehors. C’est la règle du jeu. La nouvelle règle est celle de la pandémie. Il ne s’agit pas d’y croire ou non, c’est tout simplement la porte d’entrée pour ce tournoi. Un passe-droit semblait accordé de prime abord par les organisateurs pour des raisons qu’il serait naïf d’ignorer, on serait presque tenté de dire que c’est de bonne guerre, sauf lorsque la tricherie est étalée au grand jour. C’est l’heure du déni qui va impliquer jusqu’aux dignitaires serbes. En devenant une cause nationale, on nage dans l’absurde le plus total, voire la consternation.

Le passing de douane a frôlé la ligne. Les discussions avec l’arbitre n’ont fait qu’agacer. Les passe-droits, ou autres avantages indus, passent de moins en moins le filet. C’est peut-être un signe des temps que les héros d’hier ne seront pas les vainqueurs des Grands Chelems de demain.