DOHA d’honneur

Les championnats du monde d’athlétisme viennent de se terminer au Qatar et nous savons déjà que l’édition 2019 restera dans les annales, mais pas pour les raisons attendues… Depuis la première édition en 1983, les championnats du monde se sont toujours déroulés à la fin de l’été. Pour la première fois, nous aurons eu droit à des compétitions d’automne. Ce caractère tardif peut sembler anodin si l’on ne prenait pas en compte le calendrier de préparation des sportifs. Ces derniers montent en puissance tout au long de l’année pour être au sommet de leur art au moment voulu. L’étalement de la saison sportive pour aboutir à l’automne et, qui plus est sous des températures plus qu’estivales, n’a donc pas permis les résultats escomptés ; un seul record du monde est tombé. C’est un peu léger pour une manifestation de cette envergure. Le vrai record est celui des températures et, à l’inverse, celui de l’affluence des spectateurs. C’était prévisible du côté de la météo et on ne peut que saluer le courage et l’abnégation des athlètes. Mais il y a d’autres grands champions à saluer : la Fédération internationale d’athlétisme ainsi que tous ceux qui ont permis à ces épreuves de se dérouler au Qatar. Hormis leur sens aigu de l’à-propos, il faut saluer l’entrée en grande pompe et sans aucune vergogne du « sport business ». S’il restait encore un doute sur la rentabilité du sport, il est maintenant levé… et si le doute subsiste encore, rassurez-vous, ils en remettent une couche pour le mondial de football en 2022 ! Malgré tous les abus et trafics qui ont été dévoilés, la planète sport (business) continue son bonhomme de chemin sans aucun rétropédalage. A peine quelques excuses sur les relations économiques qu’entretiennent le Qatar avec une bonne partie des nations européennes… et le scoop qui permettra au Père Noël d’aligner son équipe : un mondial blanchi !