Disparition de l’Association Grandvaux Village de l’étiquette

JPG | L’assemblée générale de cette association s’est déroulée le 22 octobre au Caveau Corto à Grandvaux, sous la présidence de Claude Friderici. Il n’y a pas eu d’activité durant l’exercice écoulé, Grandvaux Village de l’étiquette étant en veilleuse vu que le comité démissionnaire l’an dernier à pareille époque n’a pas trouvé de successeurs. Sur 72 membres, seuls 14 avaient répondu à la convocation qui comportait pourtant un point essentiel, à savoir le renouvellement du comité et un nouveau départ ou sa dissolution.
Certes, l’étiquette de vin en soi, fût-elle artistiquement réalisée, n’intéresse qu’une petite partie de la population, contrairement au livre qui attire la foule à St-Pierre-de-Clages ou à Morges. En marge de l’étiquette proprement dite, la possibilité de déguster les crus de la région n’est plus l’apanage unique de telles manifestations; le manque d’implication de la commune et des vignerons mêmes a été relevé, ainsi que la difficulté à recruter des bénévoles sans qui une telle organisation ne peut devenir pérenne. Selon le comité sortant, ce n’est pas faute d’avoir essayé, et même les instances de la vigne en général, des arts graphiques et l’Unesco ne peuvent apporter un soutien tangible.
Le quorum n’ayant pas été atteint, une nouvelle assemblée a été convoquée pour le 19 novembre et, selon les statuts, la majorité des membres présents a été suffisante pour décider de sa dissolution. En effet, sur les 16 membres présents, 15 voix et une abstention se sont manifestées pour la dissolution. Les municipaux Nicole Gross et Patrick Chollet représentaient la commune de Bourg-en-Lavaux. Comme à l’issue d’une cérémonie funèbre, les participants n’ont pu que partager un verre pour noyer leur chagrin à la suite de cette disparition. Pourquoi un tel gâchis après 14 éditions de cette manifestation artistique et conviviale? La réponse serait-elle ci-dessous.

Phénomène de société
Une réflexion du politologue René Knüsel, professeur à l’UNIL, parue dans le 24Heures du 7 oc-tobre explique-t-elle l’étiolement ou la disparition de sociétés ou associations diverses?
Comment intéresser le citoyen à s’impliquer localement alors que ses intérêts sont toujours plus éclatés? Il faut garder des activités et des services de proximité, maintenir la vie du village ou du quartier, tout en admettant que les activités communautaires concernent une minorité. Comment générer de la vie au sein d’entités à géométrie variable? Ce sont des questions qui se posent à nos édiles et dont la préoccupation ira crescendo dans le futur.