Cully – « Femmes… je vous aime » primé
Remise du prix Polar de la Rive



Confrontés à la page blanche, aux idées qui caracolent à apprivoiser, trier, ordonner, au personnage central, lui prêter un caractère, un physique, parfois un peu de soi puis trouver le bout de la pelote de l’histoire qui va se dérouler, avec plus ou moins de nœuds, des auteures et auteurs se sont pris au jeu et ont participé au concours 2026, organisé par les Editions de la Rive.
Des textes soumis anonymement au jury
Samedi 24 octobre, la salle Davel de Cully accueillait de remise des prix du concours Polar de la Rive 2026, organisé par les Editions de la Rive. A 17h, le groupe Lavaux Social Band invita les participants à prendre place en musique. Ouvrant la cérémonie, Christian Dick, plume des articles, particulièrement sur la voile, dans Le Courrier, écrivain et éditeur du roman retenu par le jury du concours Polar de la Rive, rappela que depuis 2021, date de la première édition de cette manifestation, 8 ouvrages ont été publiés. Il remercia tous les partenaires ainsi que les écrivaines et écrivains qui ont fait parvenir leurs textes. Ces derniers transmis anonymement au jury du concours ont été tous lus et fait l’objet de débats entre les quatre membres avant le choix final. « C’est non sans fierté que deux auteurs, lauréats de nos précédents concours ont participé au Prix du polar suisse 2026 : Jean-Luc Borgeat et Christophe Barraud qui a terminé dans les dix finalistes » déclara-t-il avant de remercier la commune de Bourg-en-Lavaux pour son soutien et d’inviter Elodie Parisod, municipale de la culture à monter sur scène.
« Dérive » un mot à sens multiples, représentatif de notre époque
« Je suis heureuse de découvrir ces talents et ceux qui s’engagent pour la culture. L’intrigue de cette année était la dérive au bord de l’eau. Le premier sens du mot « dérive » fait penser à un bateau qui s’éloigne de son point de départ petit à petit, sans maîtrise. Il a aussi d’autres sens, la dérive humaine, sociale collective, la perte de repères. De petits écueils presque invisibles. Une réalité contemporaine avec ses incertitudes. Des sentiments emportés par le courant. La littérature propose des jalons, des questionnements pour comprendre qui nous sommes, quand et où aller. Une aide pour rajuster le cap et ne pas se laisser emporter par le courant. Le livre est un espace de liberté, de rencontres. Célébrons le plaisir de créer » exprima la jeune municipale fraîchement élue avant d’appeler Christian Perrette, lauréat 2026 du Polar de la Rive pour son ouvrage « Femmes… je vous aime » et lui remettre le prix de Fr. 1000.- ainsi que les félicitations. Un livre publié par les Editions La Rive Sàrl.
Christian Perrette lauréat 2026
Après avoir lu un passage de son livre, Christian Perrette adressa ses remerciements au jury ainsi qu’à sa fille et son amie pour leur appui et leurs conseils. Habitant La Tour-de-Peilz, ce septuagénaire souriant a dédié sa vie à l’hôtellerie. Fils de typographe, il a toujours aimé lire. « De papier en crayons, j’ai inventé des petites histoires. J’ai éprouvé beaucoup de plaisir dans l’écriture de ce polar. J’aime l’eau, le lac, la mer, les méandres noirs de l’âme humaine. Je veux vous exprimer tout mon plaisir à être là. Merci d’avoir rendu cette journée si belle ! »
Coups de cœur du jury et témoignage
Nathan Dupertuis, membre du jury pour lequel il sera président en 2027 relata le long travail auquel s’est soumis l’aéropage des membres, qui avec des goûts différents s’est accordé sur ce résultat. Chacun ayant eu un coup de cœur pour un texte fit lecture d’un extrait. Pour lui ce fut le texte de Kurt Fidlers. Pour Jézabel Notari Gallino celui de Jean-Marc Laurent, pour Pascale Tissot : Gabriel Campos et pour Anne Boerlin-Zurkinden : Yann Raemy, co-lauréat 2025, pour « Sombres nouvelles ». Il fut invité à s’exprimer sur son expérience d’auteur publié « Celui qui était hier lecteur devient auteur. On découvre les salons, les libraires, on rencontre des lecteurs. L’écriture est un monde de patience et de solitude. Prenons le temps de la lecture. C’est une richesse qui ne se compte pas en argent mais autrement. »
Après avoir présenté la nouvelle secrétaire du Polar de la Rive, Katya Jobin, seule personne à connaître les noms des participants au concours, la cérémonie se termina avec la vente des livres, les dédicaces et par un sympathique apéritif.
Concours 2027, nouvelles, thème « le 8e péché capital »
Concours 2028, roman, thème « La fureur »
Informations : editionsdelarive.ch


