Chéri, faut qu’on parle !

Personne n’aime mentir mais tout le monde l’a fait ne serait-ce que pour avoir une seconde part de gâteau…

Mensonge innocent et sans grosses conséquences lorsqu’il s’agit d’enfantillages, quoique… Le temps passe, quelques années nous séparent de l’enfance et le mensonge devient une arme. Plus subtil, il devient un levier pour atteindre un but. Une finalité qui peut ainsi rester cachée, et permet la mise en place d’une stratégie. Cette diplomatie de la manœuvre possède un avantage indéniable, celui de ne jamais se mettre à dos un contradicteur et de continuer par des voies détournées à se rapprocher du but désiré. Omission ou diversion devient un art qui affine une rhétorique qui pointe le bout de son nez. Cet art du langage qui suscite tant d’admiration depuis la Grèce antique est plaisant tant que l’on reste un auditeur externe mais peu s’avérer frustrant, voire dangereux, lorsqu’on est placé dans sa ligne de mire. Tant qu’il s’agit d’un humoriste pratiquant le stand-up, nous rions à gorge déployée et allons même jusqu’à payer l’entrée du spectacle. Mais lorsqu’il ne s’agit plus d’un spectacle que nous avons choisi en tout état de cause, le rire devient jaune. Dans des cercles autrement plus sérieux où le personnage est public et représentatif, cette rhétorique devient obscène. L’esquive est remarquable à n’en pas douter, mais l’art est consommé. Fin de partie. Qu’il s’agisse de rhétorique et d’homériques passes d’armes, de hauts faits ou d’un individu exceptionnel à la carrière brillante, la confiance est rompue. Quel rêve peut-il encore nous vendre ? Toute ressemblance avec une personne existante ou ayant existé n’est absolument pas fortuite. Fin de l’épisode.