Champion du monde

Nous avons appris en début de semaine la décapitation du calife des décapitateurs. Le plénipotentiaire locataire de la blanche maison l’a annoncé ce dimanche, non sans avoir au préalable aguiché les médias d’un tweet digne des plus grandes séries hollywoodiennes : « Something very big has happened ! »… Un argument sans faille qui ferait s’abonner n’importe quel paysan du mid-west à la saison 3. La conférence de presse qui a suivi fut étonnamment… normale. Pas d’esclandres ni de propos ravageurs, à peine la mention de son livre qu’il avait écrit avec ses mains et où tout avait déjà été annoncé (quel dommage de ne pas l’avoir lu…), à peine quelques qualificatifs colorés pour décrire la disparition de ce couard pleurnicheur qui se terrait dans un tunnel sans issue. La routine en somme… Bien évidemment, tout le monde a pu relayer cette information qui nous aurait presque fait croire que les terroristes privés de leur chef suprême étaient retournés d’eux-mêmes au repassage de la burqua de madame ou à la vaisselle abandonnée la veille. Le ton affable du mari de la première dame nous aurait presque fait croire que soudainement il aurait intégré les secrets de la diplomatie et la dignité des plus grands de ce monde. Mais la tâche est lourde. Le chemin est long pour revenir à un suivi de dossiers et une gestion dans le temps d’un pays complexe et dispersé à travers le monde… Provoquer la surprise en permanence, briser les règles établies, construire des murs et se permettre ce que personne n’a osé auparavant semble faire recette. Un François Pignon à la tête d’une des nations les plus puissantes du monde… Oui ! mais un champion ! Nous avons un champion !