Brèves

Le groupe Ringier est-il à la solde du gouvernement ?

Thomas Cramatte | Les lecteurs d’outre-Sarine se questionnent sur la politique des médias du Groupe Ringier, et plus particulièrement, ceux du groupe Blick. Régulièrement, les médias du groupe semblent être les porte-voix de l’Etat en matière de gestion de la pandémie. C’est le Nebelspalter (plus vieux journal satirique au monde installé à Zurich en 1875) qui rapporte cette information en publiant une vidéo secrète de Marc Walder, PDG de Ringier : « Nous voulons soutenir le gouvernement par notre couverture médiatique ». Conscient que cet aveu constitue une atteinte à la liberté éditoriale, le PDG poursuit en mentionnant qu’il souhaiterait que cette information reste secrète. Les lecteurs des médias concernés constatent régulièrement des articles en amont des conférences de presse du Conseil fédéral rapportant ce qui se dira dans celles-ci. Ces articles fidèles aux écrits des journaux, questionnent sur l’objectivité et le sens critique des titres appartenant à Ringier AG. Proche d’une théorie du complot, surtout dans un pays libéral comme la Suisse, ce constat semble tout droit sorti d’un thriller. Pourtant, dans cette vidéo, Marc Walder certifie qu’il a demandé à ses rédactions de s’abstenir de toute critique du gouvernement dans sa gestion de la crise sanitaire. Pour le PDG, les médias ne doivent pas creuser le fossé entre gouvernement et citoyens. Des citoyens qui devront par ailleurs se prononcer le 13 février prochain quant à l’augmentation des subventions en faveur des médias (53 à 178 millions de francs annuels), de quoi lier encore davantage médias et monde politique…

L’UDC contre une dictature Covid

Thomas Cramatte | Le premier parti politique du pays s’indigne devant le peu de transparence des données sur le Covid-19 et exige une commission d’enquête parlementaire (CEP). Un communiqué de presse diffusé par le parti agraire le 10 janvier dernier critique la campagne anxiogène du Conseil fédéral : « Si l’on suit cette dernière, l’on pourrait croire que les gens meurent massivement du Covid et que la mortalité est plus grande que d’ordinaire ». Sans nier que cela a effectivement été le cas au début de la pandémie, le communiqué mentionne que les chiffres officiels concernant les hospitalisations sont erronés. « Une personne atteinte d’une forme grave de cancer et testée positive au Covid-19 est considérée comme victime du Covid. L’OFSP enfreint donc les règles de l’OMS exigeant que la première maladie doit être considérée comme la cause du décès ». Un autre aspect douteux pour l’UDC est le manque de transparence du Conseil fédéral : « On ne sait toujours pas combien de personnes vaccinées et non-vaccinées se trouvent aux soins intensifs, ni leurs âges ou leurs maladies antérieures ». Si ces données devaient être disponibles au printemps 2022, l’UDC se réunit cette fin de semaine pour établir la suite de la procédure et exiger des comptes au département du ministre de la santé, Alain Berset.