Bozo le clown
On s’enfonce, on croit toucher le fond. Une civilisation disparait, et ce n’est pas celle que l’on croyait. Le président orange a chaussé ses godillots et repousse chaque jour les limites de la décence. Une caricature vivante qui donne des cheveux blancs à des dessinateurs de presse dépassés.
Le surréalisme de la situation autour du Détroit d’Ormuz démontre déjà l’absence de lignes rouges chez Donald le Trump qui agit comme un junkie qui demande de renforcer les doses. Roi du blocus, il change le monde, effectivement, mais à la façon d’un bambin criseux. Une régression qui n’est pas sans connotations de sénilité précoce.
Et tout cela en moins de deux ans, chapeau !
L’adhésion silencieuse de ses coreligionnaires et autres homologues internationaux se fissure toutefois. Jusqu’ici tout va « bien », le Donald peut marcher sur l’eau et convaincre ses disciples d’en faire autant. Quelques voix discordantes se manifestent tout de même. Tout d’abord en Hongrie, avec un taux de participation – et un résultat ! – presque soviétique. Une contribution à une meilleure cohésion européenne et un effet domino à venir ; tout cela au conditionnel bien sûr.
Sur un autre plan, le vice-président américain est soudain présenté comme le pestiféré. L’appui de JD Vance est considéré comme contreproductif, comme le jet d’un sort vaudou, la scoumoune.
En outre, le premier ministre espagnol Pedro Sanchez a déjà agacé le clown par le passé en montrant une voie européenne courageuse. Peter Magyar pourrait lui aussi contribuer à crédibiliser l’édifice et renforcer l’Europe dans des décisions fortes face à l’Ouest comme à l’Est. Une voie à suivre pour ceux qui n’osaient pas partir seuls vers l’opposition à Poutine ou à Trump.
In fine, pour Bozo, après son engouement pour le Prix Nobel de la Paix, verra-t-on son attention basculer vers une demande de canonisation ? Cela ne semble pas être dans les pensées du pape américain …


